Politique, le choix de la semaine

Horace: les conseillers mystère de Marine Le Pen

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Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national © RFI

Tourner la page du débat. Depuis que Marine Le Pen a clairement mis le cap sur 2022, son clan fait tout pour convaincre observateurs et électeurs que, cette fois, elle est prête. Autour de la présidente du Rassemblement national pour préparer l'échéance: le collectif des Horace.

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À l’origine, les Horace sont une famille de la Rome antique ayant payé un lourd tribu dans une bataille contre une cité rivale. Deux frères morts et un troisième qui finit par l’emporter en bataillant héroïquement contre de nombreux adversaires pour donner à Rome la victoire finale. L’analogie avec une Marine Le Pen seule contre tous et qui l’emporterait en 2022 n’est pas difficile à faire.

Qui sont les Horace du 21e siècle?

Créé en 2016, ce collectif serait composé -nous dit-on- de représentants « de la haute administration, de chefs d’entreprise, de fiscalistes, de fonctionnaires dans les ministères » qui souhaitent une victoire de Marine Le Pen et travaillent pour elle.

Une à deux réunions par semaine. En visio en ce moment, elles avaient eu lieu en présentiel avant la pandémie. Objectif officieux : tourner la page du débat et du procès en incompétence fait à Marine Le Pen; objectif officiel : « bétonner, fournir des notes sur l’économie, la sécurité, l’immigration ou encore l’écologie ». Un travail immense pour bâtir « le programme de reconstruction » d’un pays « au sortir d’une guerre » qu’il va falloir proposer aux Français pendant la campagne.

Qui se cache derrière les Horace?

Mystère. Il est aussi difficile d'en rencontrer les membres qu'impossible d'assister à une réunion. Une poignée de noms  sont connus dont celui de Jean-Paul Garraud, ancien magistrat et ancien député LR. Rallié au RN depuis les européennes, il travaille sur les questions de justice mais se refuse à donner des noms car « aussitôt cités, aussitôt débarqués ». « Ils peuvent perdre leur job » abonde l'eurodéputé RN Philippe Olivier. Signe que la normalisation du parti tant voulu par Marine Le Pen est loin d'être achevée. Ou que les Horace sont si peu nombreux qu'ils préfèrent rester dans l'ombre.

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