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Politique, le choix de la semaine

Les municipales, dernière chance du Parti socialiste?

Audio 02:37
Le secrétaire du Parti socialiste français (PS), Olivier Faure (centre) assiste à une manifestation à Paris, le 17 décembre 2019, pour protester contre le projet de la réforme de retraites.
Le secrétaire du Parti socialiste français (PS), Olivier Faure (centre) assiste à une manifestation à Paris, le 17 décembre 2019, pour protester contre le projet de la réforme de retraites. AFP/Martin Bureau

Les élections municipales seront un scrutin décisif pour le PS. L'ancrage territorial du parti constitue les derniers oripeaux de sa splendeur passée. Les socialistes veulent à tout prix préserver leur ancrage territorial et enrayer la chute du PS.

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Il s'agit de sauver les derniers bijoux de famille et la cagnotte socialiste est encore belle : 13 villes de plus de 100 000 habitants ; 202 communes de plus de 10 000 habitants ; au total, près de 30 000 élus locaux dans toute la France. Le PS a de bonnes chances de faire réélire ses maires sortants et de conserver ses bastions : Paris (d'autant plus que le candidat de la majorité, Benjamin Griveaux, a dû se retirer), Rennes, Nantes, Lille... Mais ailleurs, les socialistes ne pourront pas gagner tout seuls. Dans de nombreuses villes, ils ont dû s'effacer derrière des alliances à gauche.

Dans cette stragégie d'union, le PS s'est retrouvé confronté à un nouvel adversaire : les écologistes. Les partenaires d'hier, dopés par leur bon score aux européennes, ont décidé de faire cavalier seul dans la plupart des grandes villes françaises. Là où les Verts ont accepté de nouer des alliances, comme à Besançon, par exemple, ils mènent la danse et la liste !

Des alliance vertes-roses au second tour

Reste qu'au second tour, les Verts auront besoin des socialistes, ce qui rassure le patron du PS, Olivier Faure. « Les écolos ne peuvent pas gagner sans nous alors que l'inverse n'est pas vrai », répète-t-il. Mais il le dit aussi clairement. Le PS nouera des accords et se désistera partout où c'est nécessaire. « Je ne prendrai pas la responsabilité de faire perdre la gauche », martèle le premier secrétaire dans ce qui ressemble quelque peu à un aveu de faiblesse ou en tout cas, à une prise de conscience assumée de la place actuelle du PS au sein de la gauche.

L'hégémonie socialiste est bel et bien finie, acquiesce un proche d'Anne Hidalgo pour qui le parti est mort. « Nous l'avons fait basculer dans le passé et nous n'arriverons pas à restaurer son image de marque », explique-t-il. C'est d'ailleurs pour cela que la maire de Paris ne se présente pas comme la candidate du PS. Exit le poing et la rose sur ses tracts de campagne !

« Le PS est mort »

Pour autant, tout n'est pas terminé pour les socialistes, selon ce lieutenant d'Anne Hidalgo. « On doit désormais se reconstruire sur la base de notre socle idéologique en le modernisant et en s'alliant avec d'autres », détaille-t-il. Il n'y a que comme cela que les socialistes remporteront des victoires aux régionales et aux départementales. Un avis partagé par Olivier Faure qui prône le dépassement, mais pas l'effacement. Cette transformation ne pourra s'amorcer qu'après les municipales, en fonction des rapports de forces issus des urnes, et à condition, prévient un éléphant, que les socialistes retrouvent le sens du collectif et affichent enfin un front uni.

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