Accéder au contenu principal
Infos coronavirus

Ce que l'on sait du mode de contagion du coronavirus

Audio 04:27
Une caissière vêtue d'un masque avec un film de plastique pour se protéger du coronavirus, dans un supermarché à Strasbourg, le 19 mars 2020.
Une caissière vêtue d'un masque avec un film de plastique pour se protéger du coronavirus, dans un supermarché à Strasbourg, le 19 mars 2020. AFP/Frederick Florin

Comment le coronavirus se propage-t-il ? Quelles sont les caractéristiques de ce virus, ses symptômes, son incubation ou bien encore sa durée ? Éléments de réponse avec Nicolas Rocca.

Publicité

Ce que l’on sait avec certitude : c'est par des gouttelettes que l’on transmet, le SARS-Cov 2, le virus à l’origine de la maladie qu’on appelle Covid 19. Un mode de transmission qui passe par les voies respiratoires, assez classique pour les coronavirus.
Ce sont les sécrétions des personnes infectées qui transportent le virus à savoir, lorsque les malades toussent, éternuent ou postillonnent. Le contact de ces gouttelettes avec la bouche, le nez, ou peut-être même les yeux, conduit à l’infection d’une autre personne. C’est pour cela que le masque, s’il est homologué et adapté, s’avère utile notamment pour protéger les autres. 

Il faut savoir que ces petites gouttelettes en question, sont plus lourdes que l’air, et c’est l’une des raisons pour laquelle on recommande une distance physique de sécurité d’un mètre entre les gens. Jusque là, rien d’anormal pour un coronavirus. Mais le SARS COV 2 a ses particularités explique Nicolas Manel, le directeur de recherche à l’INSERM en immunologie et virologie.« Une des raisons qui fait que ce virus est contagieux, c’est que les personnes infectées vont transmettre ce virus avant même l’apparition des symptômes. C'est à dire pendant la phase d’incubation qui peut prendre quelques jours avant l’apparition de la fièvre ou d’autres symptômes. Une personne infectée va alors transmettre le virus à des personnes non infectées sans même le savoir. » 

Les personnes asymptomatiques rendent-elles le virus particulièrement dangereux ? 

C’est un des aspects qui pose un problème majeur dans la gestion de l’épidémie. Comment limiter la propagation d’un virus quand on ne sait pas qui le diffuse ? Surtout que ces asymptomatiques représenteraient une part importante des troupes d’infectées. Difficile pour autant de savoir réellement quelle proportion ils représentent et c’est pour cela que l’usage massif de tests est absolument décisif dans la lutte contre le Covid. 

Mais il y a aussi la durée de la contagion qui joue un rôle important. Selon les recherches effectuées dans le berceau de l’épidémie à Wuhan, le virus peut continuer à être détecté environ 20 jours après l’infection supposée. Sachant que la période d’incubation moyenne est de 5 jours. Mais il y a des situations extrêmes de patients qui ont été déclarés contagieux pendant seulement 8 jours, et d’autres durant plus d’un mois.
C’est l’une des forces de ce virus et c’est ce qui fait qu’il se propage autant. Il reste longtemps dans le corps de son hôte, et cela parce qu’il le tue finalement assez peu. Contrairement à son ancêtre le SARS apparu en 2002-2003 en Chine. Les personnes infectées mouraient trop rapidement et n’avaient pas le temps de contaminer d’autres personnes.

Les personnes infectées mais ne présentant plus de symptômes sont-elles aussi contagieuses ? 

C’est une des interrogations de la communauté scientifique. La question est posée car différentes études laissent entendre cette possibilité. Mais pour ce qui concerne les malades qui sortent de l’hôpital en France, le Directeur Général de la Santé, Jérôme Salomon est très clair : « On a bien démontré, et c’est important de le dire, que les personnes qui n’ont plus de symptômes n’ont plus d’excrétions virales non plus et donc que leur charge virale notamment dans les sécrétions respiratoires, sont négatives. Personne ne sort avec 40° de fièvre et en toussant de l’hôpital, ça c’est aussi un message important. Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir sur quelqu’un qui a passé 8 jours en réanimation et 8 jours en réadaptation et qui rentre éventuellement chez lui ».

Un avis que ne partage pas tous ceux qui travaillent sur le sujet. Certains considèrent que la contagiosité des patients pourrait excéder de plusieurs jours la période durant laquelle la maladie est visible. Une étude menée en Chine montrerait que chez des patients, des tests nasaux peuvent-être négatifs, et le virus est toujours présent dans les scelles.
En Corée, des patients qui avaient été testés négatifs à deux reprises en 24 heures l’ont réactivé peu de temps après. Difficile d’avoir des certitudes sur le sujet.  Là aussi, la recherche doit continuer à avancer, preuve du besoin nécessaire de temps et de moyens pour en apprendre plus sur le Covid 19.
 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.