Accéder au contenu principal
Aujourd'hui l'économie

Télétravail, le nouvel horizon de l’entreprise?

Audio 04:08
Un employé français confiné télétravaille à Givors, près de Lyon.
Un employé français confiné télétravaille à Givors, près de Lyon. AFP/Jean-Philippe Ksiazek

Malgré le déconfinement en cours beaucoup d’entre nous continuent à travailler depuis leur domicile. Pour des raisons de sécurité mais aussi par choix. Le télétravail est-il en train devenir la nouvelle norme de l’entreprise ?

Publicité

Les sondages réalisés en France sont unanimes : les salariés plébiscitent cette expérience, et leurs employeurs aussi. Ces derniers étaient les plus réticents à l’égard de cette organisation du travail, et finalement ils découvrent que l’entreprise continue à tourner, sans baisse notoire de productivité ; les salariés se disent même plus concentrés, plus efficaces. Le constructeur automobile PSA a donc décidé d’en faire la règle dorénavant pour tous les emplois non liés à la production. Car bien sûr le télétravail n’est pas universel. En France seulement un emploi sur trois est potentiellement concerné. C’est dans la tech américaine que la bascule vers la maison est la plus avancée. Chez Twitter les employés sont maintenant libres de rester chez eux toute l’année. Un voeu qui demeure minoritaire. La plupart préfèrent panacher jours de bureaux et télétravail.

Car le travail à la maison se révèle parfois harassant pour les salariés

Certains travaillent trop, n’arrivent pas à décrocher. D’autres sont perturbés par leurs enfants. Et puis il y a ceux qui souffrent de l’isolement. Un sentiment très partagé parmi les plus jeunes. Les rencontres à la machine à café finissent par manquer mais aussi les occasions de se faire reconnaitre par sa hiérarchie et d’évoluer au sein de l’entreprise. Veiller au bien être des salariés éloignés du bureau est le nouveau défi que doivent relever les DRH et les représentants des salariés. L’autre défi pour les employeurs c’est de conserver un environnement favorable à l’innovation. Pas évident de cultiver une atmosphère favorisant la créativité avec un personnel atomisé.

À l’avenir le télétravail pourrait aussi bouleverser la carte mondiale de l’emploi

Le scénario redouté par les salariés, c’est la concurrence des diplômés vivant dans les pays émergents. À moyen terme le télétravail pourrait aboutir à la délocalisation silencieuse des cols blancs. C’est un risque. Mais dans l’immédiat c’est d’abord vécu par le salarié comme une opportunité de déménager où il le souhaite vivre. Une tendance très nette en Californie où les employés de la tech rêvent de s’installer dans des États où le logement est plus abordable. Aux États-Unis le télétravail pourrait accélérer la migration des villes côtières vers l’intérieur. Les géants du net qui ont investi dans des sièges prestigieux aux centres des villes pour attirer les meilleurs talents doivent-ils repenser leur localisation ? Certaines entreprises domiciliées au coeur de New York, à Manhattan, ont déjà annoncé qu’elles mettaient un terme à leur bail. Pour prendre en compte le télétravail mais aussi pour faire des économies. Les bureaux ne vont pas nécessairement disparaitre mais ils vont peut-être déménagés. Pour se redéployer plus près des salariés, dans les banlieues par exemple, où l'immobilier est moins cher. Et surtout ils seront réaménagés, pour tenir compte des nouvelles normes de distanciation sociale. Une perspective qui là aussi pourrait encourager le télétravail.

EN BREF

En France le groupe Renault envisage de fermer 4 usines. Le constructeur automobile prépare un plan d'économies de 2 milliards d'euros qui passe, d'après le Canard Enchainé, par la fermeture de 4 sites dont celui de Flins où est fabriquée la Zoé électrique, il ne serait pas définitivement fermé mais affecté à une autre activité.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.