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Reportage France

Déconfinement: la vie sportive reprend progressivement ses droits

Audio 02:26
Des personnes faisant leur footing sur les quais de Seine le 1er jour du déconfinement, le 11 mai dernier.
Des personnes faisant leur footing sur les quais de Seine le 1er jour du déconfinement, le 11 mai dernier. AFP/Ludovic Marin

Depuis le 2 juin, on est passé à la 2e phase de déconfinement en France. Retour à certaines libertés, notamment concernant le sport, surtout en zone verte. Les piscines, les gymnases et les salles de sport y ont rouvert. En Île de France, ce sera a priori pour plus tard, à partir du 22 juin. La vie sportive reprend donc ses droits petit à petit, même si elle s'accompagne de quelques contraintes.

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Les séances de sport à domicile sont terminées pour Laura. Depuis quelques semaines, elle a repris l'entraînement d'aviron à peu près normalement. Désormais, elle peut utiliser le matériel de son club, mais cela ne l'exempte pas des gestes barrières : « On nettoie le rameur avant l'utilisation pour ne pas qu'il y ait de risque de contamination avec le coronavirus. C'est rapide et puis si, après, ça permet de sauver beaucoup de personnes. Si c'est ce qu'il faut faire, on le fait, tout simplement... » 

Gestes barrières et distanciation physique

Ces contraintes désormais connues de tous s'appliquent donc aussi pour les sportifs. C'est ce que confirme Nicolas Barizien, médecin du sport à l'Hôpital Foch de Suresnes et président de la Société Île-de-France de médecine du sport Santé : « Un tapis de sol sur lequel on a pratiqué, une fois qu'on a terminé, il faut le nettoyer. Certaines activités d'extérieur comme le kayak, le canoé, on peut les pratiquer. Mais quand on a terminé, il faut désinfecter son matériel pour que celui qui va passer derrière ne récupère pas un matériel potentiellement contaminé. » 

Pour l'instant, la pratique des sports collectifs et de combat est interdite. Alors les clubs concernés font comme ils peuvent avec leurs licenciés. Comme l'explique Walid, judoka qui doit pour l'instant laisser de côté les tatamis et s'entraîner seul : « Je suis en train de préparer mon matériel pour pouvoir m'entraîner.
Et on va voir ce que c'est que l'entraînement. On va y aller tranquillement et progressivement. C'est particulier, mais on s'adapte. Il n'y a pas d'autre choix, pas d'autres solutions.
 »

« Les gens qui courent comme d'habitude prennent un risque »

Difficile de s'adapter pour les amoureux de la course à pied, notamment dans les rues des grandes villes. Mais pour Nicolas Barizien, c'est un passage obligé : « Quand vous marchez à 5 km/h, ce qui représente une marche rapide, votre nuage de particules fait à peu près quatre mètres. Donc, on a dit qu'il fallait être séparés de 5 mètres. Mais quand vous courrez aux alentours de 14, 15 km/h et plus, ce nuage de particules va s'étaler sur 10 mètres. S'il y a quelqu'un à 5 mètres derrière vous, il va être dans votre nuage de particules. C'est pour ça qu'on met ces distances. Aujourd'hui, les gens qui font du footing et qui courent comme d'habitude en groupe, serrés les uns les autres pour discuter quand ils courent, ce n'est pas bien. Ils prennent un surrisque pour leur santé. »

Parmi les plus frustrés par les mesures sanitaires se trouvent les footballeurs amateurs. Des matchs sauvages se sont d'ailleurs multipliés ces dernières semaines. Mais pour l'heure, la pratique reste interdite, même si la ministre des Sports Roxana Maracineanu n'exclut pas un retour sur les terrains prochainement : « Cette pratique va évoluer avec l'évolution de la courbe de l'épidémie.
Avec également l'évolution de la réglementation et des autorisations qui seront données au fur et à mesure des semaines.
 ​​​​​​​»​​​​​​​

Ce sera peut-être pour la phase 3 du déconfinement le 22 juin prochain. Elle pourrait permettre également la réouverture des stades et des hippodromes partout en France.
 

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