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Revue de presse Afrique

À la Une: Rwanda, la Cour d’appel de Paris rejette le recours des familles des victimes de l’attentat du 6 avril 1994

Audio 04:10
Le mémorial du génocide rwandais à Kigali.
Le mémorial du génocide rwandais à Kigali. AFP PHOTO / SIMON MAINA

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À la Une de la presse Afrique, le Rwanda, avec la Cour d’appel à Paris qui rejette le recours formé par les familles des victimes de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana.

La Cour d’appel de Paris, en effet, vient de confirmer le non-lieu pris en son temps par la justice française, soit de rouvrir ce dossier.

« La justice française va-t-elle relancer les investigations sur l’évènement déclencheur du génocide au Rwanda de 1994, l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana ? », se demandait pourtant avec fébrilité Maghreb Online, en rapportant sans plus de commentaire le résumé de cette affaire dressé par la radio-télévision belge. Ce site marocain rappellait donc sobrement :

- que cet attentat « est considéré comme le déclencheur du génocide qui fit plus de 800.000 morts selon l’ONU, principalement dans la minorité tutsie » ;

- que, le 21 décembre 2018, les juges d’instruction avaient décidé « d’abandonner les poursuites contre neuf membres ou anciens membres de l’entourage » du président rwandais Paul Kagame ;

- et que les familles des victimes de l’attentat, « et notamment de l’équipage français », avaient fait appel de cette décision.

De son côté, le site de Jeune Afrique avait mis hier en ligne son dernier entretien avec Paul Kagamé. Le président rwandais y prévenait que « vouloir rouvrir un dossier classé, c’est vouloir créer des problèmes ». Une menace sur les relations franco-rwandaises qui « risquent fort d’en pâtir d’une manière ou d’une autre », disait-il à Jeune Afrique (nous en avons du reste parlé dimanche dernier avec François Soudan dans « La Une de Jeune Afrique »).

À la Une également, le retour au bercail d’Amadou Gon Coulibaly en Côte d’Ivoire :

Le Premier ministre ivoirien est rentré hier à Abidjan, après avoir été évacué en urgence le 2 mai vers Paris, où il avait été traité à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Et ce matin, en Côte d’Ivoire, la presse proche du pouvoir pavoise.

« Gon, Fotamana ! », lance ainsi le journal Le Mandat, étant précisé qu’en langue sénoufo, « Fotamana » signifie « bienvenue ».

À la Une  du journal gouvernemental Fraternité Matin, AGC dit qu’il est de retour «  pour prendre (sa) place auprès du Président Ouattara ».

Sur celle de L’Intelligent d’Abidjan, le Premier ministre ivoirien assure qu’il est « en forme ! ».

En forme ? Le quotidien Le Nouveau Réveil souligne cependant que son contrôle médical a été « très long ». Et cet autre journal proche du PDCI qu’est L’Héritage l’a trouvé « très affaibli et amaigri » à sa descente d’avion.

En tout cas, son absence commençait aussi à « faire jaser dans sa propre famille politique, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la paix et la démocratie (RHDP), où les rangs ne sont pas aussi serrés que ça », souligne, au Burkina Faso, le journal Wakat Sera.

Lequel quotidien ougalais se demande si AGC a « les forces nécessaires pour engager la bataille décisive devant le conduire au palais du Plateau ? (…) Car la route est encore longue, et parsemée de nombreuses étapes dont l’épuisante campagne électorale. Sillonner ne serait-ce que les grandes régions de la Côte d’Ivoire et tenir des meetings de plusieurs heures devant des foules chauffées à blanc, est loin d’être une sinécure, prévient Wakat Sera. Sans oublier les sollicitations des médias et les répliques à asséner aux camps d’en face qui ne lui laissera aucun répit. (…) Et il faudra certainement plus que le discours classique de campagne pour désarçonner des adversaires prêts à unir leurs forces pour faire mordre la poussière au RHDP ».

Alors, que se passera-t-il une fois Amadou Gon Coulibaly officiellement investi candidat du RHDP à l’élection présidentielle ? Selon Jeune Afrique, « le Premier ministre ivoirien devrait quitter la Primature pour se consacrer pleinement à sa campagne », et le secrétaire général de la présidence Patrick Achi « est régulièrement cité pour lui succéder ».

Mais selon La Lettre du Continent, le nom (de Patrick Achi mais aussi du ministre de la Défense Hamed Bakayoko, qui a assuré son intérim depuis le 2 mai dernier) « circule déjà dans l’entourage du chef de l’Etat pour le poste de premier ministre en cas de victoire d’Amadou Gon Coulibaly à l’automne ».

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