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Revue de presse française

À la Une : le port obligatoire du masque en France ?

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Des visiteurs portant des masques protecteurs dans la Galerie des Glaces du château de Versailles le jour de sa réouverture le 6 juin 2020.
Des visiteurs portant des masques protecteurs dans la Galerie des Glaces du château de Versailles le jour de sa réouverture le 6 juin 2020. REUTERS / Charles Platiau

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« Faut-il rendre le masque obligatoire ? », lance en Une Le Parisien Dimanche. Car le virus progresse à nouveau en France, et pas seulement en Guyane, où le Premier ministre Jean Castex se rend ce dimanche.

Étant rappelé qu’en France actuellement, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun tandis qu’ailleurs, dans les commerces par exemple, la situation est très variable, ce journal publie une tribune signée par des médecins qui réclament le port obligatoire du masque, pas sur la voie publique, mais « dans les musées, cinémas, supermarchés… comme c’est le cas déjà dans le métro ».

Sollicité, le ministère de la Santé précise : « Il n’est pas prévu de changer pour l’instant la réglementation. Mais on incite les gens à le porter, surtout dans les lieux clos. »

Le Parisien Dimanche souligne que « c’est pourtant cette décision radicale que vient de prendre la Belgique. Cinémas, magasins, musées… Depuis hier, la règle est la même : pour y entrer, il faut se couvrir la moitié du visage. En Catalogne, aussi, on serre la vis dans les lieux publics, peu importe le nombre de personnes ou la grandeur de la pièce », précise ce journal.

En Amérique, même Donald Trump l’a semble-t-il compris !

Le nouveau plan Macron

Après-demain, mardi 14 juillet, en direct à la télévision, Emmanuel Macron va annoncer un nouveau plan de relance. Selon Le Journal du Dimanche, le président parlera notamment de « la souveraineté et [de] la relocalisation de certaines activités industrielles », avec des annonces dans les domaines de « l’hydrogène, des biotechnologies ou du recyclage des matériaux ». Emmanuel Macron annoncera une « baisse sensible de la CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ».

Le chef de l’État devrait aussi parler de la décarbonisation de l’économie, avec un « vaste programme [de] rénovation thermique » dans les hôpitaux et les universités, et d’un « coup de pouce » pour le fret ferroviaire (c’est-à-dire les trains de marchandises).

Mais le « gros morceau » concernera l’emploi des jeunes. Selon Le Journal du Dimanche, l’Élysée doit « trancher entre l’exonération des charges sur les salaires des [jeunes diplômés] et des primes versées aux employeurs ». Un plan de « plusieurs dizaines de milliards d’euros, annonce Le JDD ».

Jean Castex, le réinventeur

Dans la presse cette semaine également, le remaniement gouvernemental en France, avec Jean Castex à la tête de ce nouveau cabinet. C’est la Une en effet des magazines d’actualité cette semaine. Dimanche dernier, on attendait le casting de Castex. Depuis, on sait. Et la presse hebdomadaire y va de ses analyses. Et de ses commentaires.

« Face à la crise du siècle, c’est ça un gouvernement de combat ? », raille en Une Marianne. Ce journal souligne « le contraste entre les perspectives économiques catastrophiques de la France et l’action politique d’Emmanuel Macron [qui] joue aux chaises musicales avec les membres du gouvernement Castex, l’année 2022 en ligne de mire ».

A l’inverse, L’Express signale que le nouveau Premier ministre est loin d’être le premier venu. « Nicolas Sarkozy envisagea d’en faire son directeur de campagne pour la présidentielle de 2012, avant d’écarter son nom parce qu’il le trouvait "trop techno". Alain Juppé, en cas de victoire en 2017, songeait à en faire son secrétaire général de l’Élysée, avec Valérie Pécresse à Matignon ».

Une information qui permet à L’Express d’expliquer le remaniement par un souci majeur, celui du « régalien ». Lequel souci serait, selon cet hebdomadaire, « l’une des clefs de la séquence ». Car, explique ce magazine, « qu’il s’agisse de la laïcité ou de l’autorité, Jean Castex apparaît à ceux qui le connaissent comme bien plus ferme qu’Emmanuel Macron, dont les errements en la matière constituent un handicap de taille. Cette faille avait jusqu’à lundi un visage, celui de Christophe Castaner, à qui il ne faut pas faire porter un képi trop grand pour lui. Ses ambiguïtés étaient celles du président ».

Justement. L’hebdomadaire Le Point, en Une, se demande si, avec Jean Castex, c’est enfin « fini les âneries ? ». Ce magazine présente le nouveau Premier ministre comme « l’homme idoine pour faire oublier les ratés du début de mandat, le péché d’arrogance qui a conduit aux Gilets jaunes. Et si c’était cela, "se réinventer" ? », interroge Le Point. Car « en quelques flashs dans la cour de Matignon, la macronie a basculé de la "start-up nation", avec ses danseurs en bas résille sur le perron de l’Élysée lors d’une mémorable Fête de la musique, à la France des vachettes d’Intervilles, le jeu télévisé de Guy Lux ».

Pourquoi Intervilles, et pourquoi Guy Lux ? Parce qu’en juillet 1987, « l’animateur avait fait escale avec Léon Zitrone et Simone Garnier à Vic-Fezensac dans le Gers, le fief familial où le futur chef de gouvernement a vu le jour voilà cinquante-cinq ans », rappelle Le Point. Pour Jean Castex, fini les vachettes, mais pas les coups de cornes.

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