Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: l’augmentation de l’insécurité en France

Audio 04:10
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en réunion avec des représentants de la police nationale et de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur, le 8 juillet 2020.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en réunion avec des représentants de la police nationale et de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur, le 8 juillet 2020. Thomas Coex/Pool via REUTERS

Publicité

Faut-il parler « d'ensauvagement », comme le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ou encore comme Marine Le Pen ?

« Loin des batailles sémantiques, la réalité des chiffres, sur la violence depuis vingt ans, est plus éloquente que les mots, estime Le Figaro. S’il est un indicateur qui révèle la capacité à commettre le pire dans une société, c’est bien celui des homicides. […] Et on constate que, entre 1999 et 2019, les homicides et tentatives sont passés de 2 155 à 3 562. Rapportés à la population française, ces chiffres témoignent d’une augmentation de 50 % du phénomène en vingt ans. De ce point de vue, la radicalisation des comportements est patente. Les causes sont multiples, précise Le Figaro. De plus en plus de personnes préfèrent régler leurs comptes sans faire appel à la police ou à la justice. Les armes circulent et "parlent" davantage également en banlieue, sur fond de trafic de drogue. Mais pas toujours maniées par des sicaires aguerris. Ajoutons-y les très nombreux féminicides et la hausse des homicides et tentatives de meurtre sur mineurs. »

L’exécutif entend répondre présent

Ce matin dans Le Parisien, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et sa ministre déléguée Marlène Schiappa s’expliquent.

« Deux personnalités sous le feu des projecteurs, mais aussi des critiques, relève le journal. Polémique autour du terme "d’ensauvagement", multiplication des agressions au cours de l’été, accusations de violences et de racisme dans la police, projet de loi contre les séparatismes qui se fait attendre… Les deux ministres ont du pain sur la planche. Mais huit semaines après son installation place Beauvau, le duo entend bien prouver que l'exécutif répondra présent sur le terrain de la sécurité. »

« Je pense profondément que la France est malade de son insécurité, affirme Gérald Darmanin. Il faut vraiment être sourd et aveugle pour ne pas entendre ce que nous disent les Français. » Le ministre de l’Intérieur annonce que le gouvernement va rendre public chaque mois tous les chiffres de la délinquance et surtout renforcer la présence policière sur le terrain. « L’objectif, affirme Gérald Darmanin, c’est de remettre du "bleu" dans la rue, car cela rassure les honnêtes gens que nous voulons protéger. Les forces de l’ordre ne font jamais un travail inutile, quelle que soit leur mission. C’est le plus beau métier : celui de protéger. Et je veux le dire à tout le monde : à la fin, c’est toujours la police, c’est-à-dire la République, qui gagne. C’est à nous de le montrer davantage. »

Chevaux mutilés : qui et pourquoi ?

À la Une également : « le mystère des chevaux mutilés », c’est le grand titre de Sud-Ouest. Depuis février dernier, et plus particulièrement ces dernières semaines, « plus d’une trentaine d’équidés ont déjà été tués ou mutilés, pointe le journal. Dérive sectaire, rite satanique ou bien challenge stupide ? Les enquêteurs pataugent… »

Libération en fait son dossier d’ouverture : « Equidés mutilés : l’énigme est dans le pré. »

« Ces derniers jours, relate le journal, des affaires ont été évoquées à Saint-Tugdual, dans le Morbihan, à Val-Revermont dans l’Ain, ou encore à Arnac-La-Poste en Haute-Vienne. Et ce week-end, la presse locale a recensé des faits dans le Val-d’Oise, les Côtes-d’Armor, le Calvados et la Côte-d’Or, où deux suspects sont recherchés selon les gendarmes. À chaque fois, des propriétaires rapportent des blessures à l’arme blanche, oreilles découpées, yeux crevés post-mortem, brûlures ou encore des parties génitales lacérées. »

Commentaire de Libération : « C’est le mauvais feuilleton de cette fin d’été. […] Farces ou paris macabres, satanistes et messes noires, opportunisme ou vengeance… les hypothèses ne manquent pas. » Et « le sujet mobilise largement au-delà des écologistes ou des partisans de la cause animale. Dans une société où la sensibilité collective à la protection des animaux ou à leur bien-être s’est fortement développée, la violence gratuite des mutilations choque. La psychose gagne aussi des éleveurs ou propriétaires d’animaux, dont certains s’organisent pour mettre en place des rondes ou installer des caméras. Une peur de l’agression, l’insécurité version campagne, qui active aussi, relève encore Libération, des ressorts très politiques. Passant, au galop, du mystère à la récupération. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.