Quelle alternative à l'élargissement européen?

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky en visioconférence avec le Parlement européen, le 1er mars 2022. Il souhaite que son pays accède au statut de candidat officiel pour intégrer l'Union européenne.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky en visioconférence avec le Parlement européen, le 1er mars 2022. Il souhaite que son pays accède au statut de candidat officiel pour intégrer l'Union européenne. © JOHN THYS/AFP

À côté de la guerre en Ukraine, d’autres conflits traversent aujourd’hui le continent européen. Et ils portent sur les alliances. Camp occidental ou européen, contre zone d’influence russe, là est toute la question. Même si, bien sûr, les lignes de fracture ne sont pas si nettes. 

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Cinq pays sont aujourd’hui candidats officiels à l’Union européenne, certains dans la salle d’attente depuis plus de 20 ans. La Serbie est de ceux-là. Mais les affinités politiques du président serbe Vucic avec le pouvoir russe, et la propagande font que la majorité des Serbes sont aujourd’hui contre une intégration européenne. À Belgrade, Louis Seiller a cherché à comprendre pourquoi.  

 

Et parmi les nouveaux pays qui frappent à la porte du club européen, il faut bien sûr parler de l’Ukraine, mais aussi de la Géorgie et de la Moldavie. L’Union européenne doit donner sa réponse fin juin 2022, même s’il est désormais exclu qu’on puisse imaginer une intégration accélérée à l’UE comme l’aurait souhaité le président Volodymyr Zelensky. 

Alexandra Goujon, maître de conférence à l’Université de Bourgogne, auteur de «L’Ukraine de l’indépendance à la guerre», aux éditions du Cavalier bleu

Et pour faire patienter tous ces candidats potentiels comme l’Ukraine, mais aussi les quatre pays des Balkans déjà candidats officiels : la Serbie, le Monténégro, l’Albanie ou la Macédoine du Nord, ou encore la Turquie, le président français a proposé l’idée d’une communauté politique européenne.  

Pour l’ancien chef du gouvernement italien, Enrico Letta aujourd’hui président de l’Institut Jacques Delors, cette nouvelle confédération, qui peut rapidement être mise en place. Il était notre invité sur l’émission Carrefour de l’Europe. Juliette Rengeval lui a demandé s’il s’agissait aussi d’imposer l’Union européenne sur la scène internationale face aux États-Unis.  

La Turquie, éternelle candidate

Et parmi tous les pays qui négocient depuis fort longtemps avec Bruxelles pour intégrer l’UE, il faut bien sûr citer la Turquie. La plus ancienne des candidatures puisqu’elle a été acceptée officiellement en 1999, et que tout le travail de rapprochement a commencé en 2005. Et pourtant aujourd’hui, la perspective d’une adhésion semble plus lointaine que jamais. Bruxelles dénonce les atteintes à l’État de droit, tandis que le président turc instrumentalise les tensions. Entre les deux, les citoyens turcs rêvent encore d’Europe même s’ils n’y croient plus vraiment. C’est le reportage à Istanbul d’Anne Andlauer.

La nouvelle ministre française des Affaires étrangères: Catherine Colonna

Et la tâche de la nouvelle cheffe de la Diplomatie française sera, on l’imagine, complexe.  

Depuis les dernières élections présidentielles, c’est Catherine Colonna qui a pris la tête du ministère des Affaires étrangères. Une diplomate aguerrie, qui était en poste à Londres au moment du Brexit. Elle prend aujourd’hui ses fonctions dans un ministère en crise opposé à la réforme de la Fonction Publique. C’est notre Européenne de la semaine, et son portrait est signé Juliette Gheerbrant. 

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