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Afrique économie

L’accès à l’eau potable pour tous en Afrique: des entreprises françaises tentent d’y remédier

Audio 02:22
Un enfant porte un récipient rempli d'eau distribuée par un travailleur de l'Office National de l'Eau Potable (ONEP) à Bouaké, en Côte d'Ivoire.
Un enfant porte un récipient rempli d'eau distribuée par un travailleur de l'Office National de l'Eau Potable (ONEP) à Bouaké, en Côte d'Ivoire. AFP - ISSOUF SANOGO
Par : Stanislas Ndayishimiye
6 mn

Assurer à toute la population de la planète un accès à l’eau potable reste un grand défi, particulièrement en Afrique où seulement une personne sur quatre peut s’approvisionner en eau potable et bénéficie d’installations sanitaires de base. Comme d’autres entreprises spécialisées dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, le groupe français Véolia, actif dans une dizaine de pays africains, tente de relever le défi d’une eau potable disponible de manière durable.

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L’eau brute est disponible et souvent abondante en Afrique. Mais face à une urbanisation accélérée et parfois anarchique, le défi reste sa maîtrise, pour que chacun ait accès à l’eau potable. Christophe Maquet, directeur de la zone Afrique et Moyen-Orient de Véolia : « La difficulté c’est que l’eau n’est pas forcément disponible partout où la population est disponible. Au Niger par exemple, pendant une grande partie de l’année, il y a une véritable sécheresse et un manque d’accès à l’eau, alors que peut-être dans d’autres pays en Afrique au même moment, il y a un trop grand accès à l’eau. Tout le monde se remémore la sécheresse du Cap en Afrique du Sud en 2018, il se trouve que cette même année à Bouaké en Côte d’Ivoire, il y avait également une forte sécheresse et un manque d’accès à l’eau criant. » 

Avec un partenaire ivoirien, Véolia travaille aujourd’hui pour éviter des pénuries d’eau à l’avenir à Bouaké. « Nous travaillons main dans la main avec le groupe ivoirien PFO, pour construire une nouvelle usine d’eau potable pour la ville de Bouaké, qui va permettre, quand elle sera mise en service d’ici quelques mois, de remédier de manière durable à ce problème d’accès à l’eau. »

À côté des groupes spécialisés dans l’approvisionnement et la distribution de l’eau en zones urbaines, d’autres acteurs participent à faciliter l‘accès à cette ressource vitale dans les campagnes. L’entreprise Saher (Société africaine d’hydraulique et d’énergie renouvelable), filiale de l’entreprise française Vergnet Hydro, travaille en Côte d’Ivoire depuis 1994.

Spécialisée dans l’hydraulique rurale, Saher exécute des contrats d’Etat. Elle a installé la majorité des pompes à motricité humaine dans les villages ivoiriens les plus reculés, mais elle est de plus en plus active en zone urbaine.

Nadim Charara, directeur de Saher : « On a démarré les activités dans l’adduction d’eau potable, c’est-à-dire qu’on installe aussi des réseaux d’adduction d’eau potable dans les villages de taille un peu plus grande. Certains réseaux fonctionnent sur pompage solaire et plus récemment, on intervient aussi de plus en plus souvent sur des chantiers de BTP ou sur des sites industriels, où on installe tous types de réseaux. Ça peut être des réseaux d’eau pluviale, d’eau usée, etc. »

Saher a ainsi obtenu le marché de la construction du réseau d’eau pluviale et de lutte contre l’incendie sur le 2e terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan et son périmètre, qui devrait entrer en fonction en 2023.

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