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Le Togo augmente de près de la moitié sa prodution d'électricité

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La centrale Kékéli devrait en fait permettre la production d’une énergie additionnelle et la fourniture d’une énergie abordable et fiable. (Image d'illustration)
La centrale Kékéli devrait en fait permettre la production d’une énergie additionnelle et la fourniture d’une énergie abordable et fiable. (Image d'illustration) © CC0 Pixabay/Sergei Akulich

Le Togo a mis en marche une deuxième centrale thermique le 26 avril. Cette nouvelle centrale installée dans la zone portuaire de Lomé va permettre la production d’énergie additionnelle. Même si ce n'est pas tout de suite, l'un des objectifs visés est de réduire à moyen terme les montants des factures des abonnés au réseau électrique. 

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De notre correspondant à Lomé,

C’est le président Faure Gnassingbé qui a procédé à la mise en marche de cette centrale thermique, fruit du partenariat public-privé, dont le groupe Eranove a un contrat de gestion d’une durée de 25 ans. Elle repose sur une technologie de cycle combiné de gaz et vapeur, selon la description de Mila Aziable, ministre déléguée auprès du président de la République chargée de l’Énergie et des Mines.

« Kékéli Efficient Power est une centrale à cycle combiné de 65 mégawatts à terme, qui fournira plus de 25% des besoins énergétiques de notre pays. Flexibles dans l’impact réduit sur l’environnement, les centrales à cycle combiné permettent d’améliorer le rendement énergétique, tout en réduisant les émissions atmosphériques », déclare Mila Aziable.

D’un coût global de 85 milliards de francs CFA, soit un peu plus 123 millions d’euros, selon le directeur de « Kékéli Efficient Power », Mansour Touré-Tia, le financement de ce projet a été réalisé de façon très particulière. « Eranove, Kifema Capital : 75% de Kékéli, les deux actionnaires ont apporté 20% du coût de l’investissement. Et les 80% ont été levés auprès d’institutions sous-régionales, qui ont été conduites par la BOAD, Banque ouest-africaine de développement, et Oragroup. Ils ont joué le rôle d’arrangeurs. Et on a levé du crédit auprès des banques locales », explique Mansour Touré-Tia.

Pour une énergie abordable et fiable

D’une puissance de 65 MW, la mise en opération de la première tranche est celle de la turbine à gaz : elle fournira 47 MW et une deuxième tranche de 18 MW en cycle vapeur attendue d'ici à la fin de l’année 2021. La centrale Kékéli devrait en fait permettre la production d’une énergie additionnelle et la fourniture d’une énergie abordable et fiable.

Pour l’instant, elle n’aura pas d’effet sur le coût auprès des consommateurs d’après Abdoulaye Abbas, le directeur des énergies à la compagnie d’énergie électrique du Togo. « De manière générale, ce coût n’est pas tout à fait perceptible, parce que la qualité que nous avons imposée à cette centrale ne permet pas de parler de baisse des coûts pour le moment. Mais à l’avenir, avec la deuxième tranche qui va être enclenchée, celle de la turbine à vapeur, la performance permettra d’apprécier le coût de la fourniture », explique-t-il.   

Plus protectrice de l’environnement avec moins de production de gaz carbonique dans l’atmosphère, la centrale « Kékéli Efficient Power » porte la capacité de production propre du Togo à un peu plus de 200 MW contre une demande nationale estimée de 230 MW estimée en 2019.

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