Littérature sans frontières

Lamia Ziadé, écrire et dessiner le Liban après le 4 août à Beyrouth

Audio 29:00
L'écrivaine Lamia Ziadé à Paris (avril 2021).
L'écrivaine Lamia Ziadé à Paris (avril 2021). © Catherine Fruchon-Toussaint/RFI

Lamia Ziadé, née à Beyrouth, vit à Paris depuis l’âge de 18 ans. Elle a exposé dans de nombreuses galeries. Auteure de plusieurs romans graphiques : «Ô nuit, ô mes yeux» (2015), «Ma très grande mélancolie arabe» (2017), «Bye Bye Babylone» (2019), elle vient de publier chez P.O.L «Mon port de Beyrouth».

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Mon port de Beyrouth
Mon port de Beyrouth © Lamia Ziadé/P.O.L

"Le 4 août 2020, une monumentale explosion dans des entrepôts ravage le port de Beyrouth et les quartiers voisins. Elle fera des centaines de morts et plus de 4000 blessés. Lamia Ziadé a vécu cette catastrophe de trop pour Beyrouth depuis Paris, mais en lien constant avec sa famille et ses amis vivant sur place. Immédiatement, elle a voulu réaliser le carnet intime de cette catastrophe. Saisir dans ses dessins ce qu’elle voyait, ce qu’on lui racontait. Mais elle tient aussi son propre journal dans lequel elle témoigne de son émotion et de sa colère qu’elle partage avec ses compatriotes. Elle restitue la stupeur de l’événement : « Les effets de l’explosion sont incompréhensibles, répondent à un système mystérieux inverse à la logique ». Des verres intacts dans une pièce ravagée, des meubles retrouvés à 200 mètres de l’appartement qui les abritait. « Une sorte de maléfice semble avoir organisé les dégâts. » Lamia Ziadé dessine également les portraits de celles et ceux dont on ne doit pas « oublier les visages souriants », des sauveteurs dans les décombres, des victimes, mais aussi des politiques conspués." (Présentation des éditions P.O.L)

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