Revue de presse Afrique

À la Une: Ousmane Sonko face au juge

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Le député et opposant sénégalais Ousmane Sonko, accusé de "viols" et de "menace de mort", est aujourd'hui convoqué par le juge d'instruction. (Photo prise pendant la campagne présidentielle, à Dakar, le 21 février 2019.)
Le député et opposant sénégalais Ousmane Sonko, accusé de "viols" et de "menace de mort", est aujourd'hui convoqué par le juge d'instruction. (Photo prise pendant la campagne présidentielle, à Dakar, le 21 février 2019.) AFP - CARMEN ABD ALI

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L’opposant sénégalais sera ce mercredi matin dans le bureau du juge d’instruction. « Ousmane Sonko a décidé finalement de déférer à la convocation du juge, pointe WalfQuotidien à Dakar, et ce pour éviter que le pouvoir ne lui colle le motif de rébellion qui peut lui valoir six mois de prison. »

« Résister, oui ! », s’exclame Enquête. « Mais, de manière intelligente. C’est dans cette ligne de défense que s’inscrit le député Ousmane Sonko qui a donc décidé de déférer aujourd’hui à la convocation du juge du 8e cabinet. (…) Ce ne sera toutefois pas de gaieté de cœur pour celui qui a avoué ne plus avoir confiance en la justice. Sans pour autant mettre dans le même panier tous les magistrats. L’audition de ce matin répondra, selon le député, à un mal nécessairel’obligation de ne point offrir une nouvelle fenêtre de tir aux "comploteurs" qu’il pointe du doigt, depuis l’éclatement de cette affaire. »

Dakar sous tension

En effet, ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Ousmane Sonko « met Dakar sous tension », relève Le Monde Afrique. « L’opposant politique est accusé de "viols et menaces de mort" », rappelle le journal, à l’encontre d’une jeune femme, employée d’un salon de massage. « Il dénonce un complot politique ourdi par le président Macky Sall afin de l’écarter de la course à la présidentielle de 2024. » Ousmane Sonko, rappelle encore Le Monde Afrique, « l’opposant le plus influent du pays, était arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019 avec 15 % des voix. (…) L’affaire divise le Sénégal, poursuit le journal. L’opposant politique est défendu avec ferveur par un groupe de sympathisants, principalement composé de jeunes urbains et de membres de la diaspora en Europe et au Canada. Outre les affrontements entre militants et forces de l’ordre qui ont marqué sa première convocation à la gendarmerie le 8 février, quelques pneus ont été brûlés dans certains quartiers en banlieue de Dakar et la maison d’un député a été incendiée. (…) Alors que les opposants Karim Wade et Khalifa Sall ont déjà été écartés du jeu politique, "les réactions à un emprisonnement d’Ousmane Sonko pourraient être plus violentes, affirme Alioune Tine, fondateur du cercle de réflexion Afrikajom Center et militant des droits humains, car il signifierait la disparition de l’opposition et ouvrirait un boulevard vers 2024 pour Macky Sall, qui ne s’est toujours pas prononcé sur sa candidature à un éventuel troisième mandat". »

L’arrivée sur le continent du vaccin Astra Zeneca

À la Une également, l’arrivée du vaccin anti-Covid hier au Nigeria, en Angola, au Kenya et en RDC… Des millions de doses de vaccin britannique Astra Zeneca financés par le dispositif Covax créé par l’Organisation mondiale de la Santé, au bénéfice des pays les plus démunis.

Hier donc, pointe le site d’information congolais Cas-Info, « le ministre de la santé et celui de la communication et porte-parole du gouvernement ont réceptionné à l’aéroport international de N’Djili, plus de 1,7 million de doses de vaccin. »

En effet, pointe le site d’information congolais Enjeux africains, il fallait « immortaliser ce grand moment et tourner les images qui feront foi. Car comment convaincre une population (méfiante) qui est largement opposée au vaccin si elle ne voit pas les doses arriver de l’étranger ? (…) Certes, poursuit Enjeux africains, les premières doses sont réservées en priorité au personnel soignant. Mais la campagne de vaccination devra tout de même aller au-delà de ce premier cercle consentant ou enclin à l’opération. Or, dans l’opinion, rien n’a été fait pour préparer les esprits. D’autant que certains se demandent toujours si le coronavirus existe bel et bien dans leurs contrées. Il faudra par conséquent déployer des trésors d’imagination, s’exclame encore le site congolais, pour inciter les Kinois à se faire vacciner. Il en faudra deux fois plus pour convaincre à leur tour les villageois, à l’intérieur du pays, de présenter leur épaule pour recevoir par deux fois une injection censée les immuniser contre le Covid-19. »

L’Intelligent à Lomé

Enfin, saluons l’arrivée d’un nouveau journal au Togo : le bimensuel L’Intelligent, dont le premier numéro sort ce mercredi. Un journal fondé par un ex de RFI, Guy Mario. Nous lui souhaitons longue vie.

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