Revue de presse Afrique

À la Une: dernier jour de campagne présidentielle au Bénin

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Dans une rue du 8e arrondissement de Cotonou, une affiche en faveur de Patrice Talon et Mariam Chabi Talata.
Dans une rue du 8e arrondissement de Cotonou, une affiche en faveur de Patrice Talon et Mariam Chabi Talata. © RFI/Aurore Lartigue

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Dernier jour de campagne aujourd’hui avant l’élection présidentielle de dimanche. La journée d’hier a été endeuillée par la répression armée d’une manifestation d’opposants dans le centre du pays. Le sang a coulé. Au moins une personne a été tuée par balle et plusieurs blessées hier matin à Savé, au centre du Bénin, lorsque l'armée est intervenue, y compris par des tirs à balles rélles, afin de disperser des manifestants protestant contre l'absence de l'opposition à l’élection présidentielle de ce dimanche.

Le journal béninois Banauto rapporte la réaction à ces événements du porte-parole du gouvernement, qui dénonce des « actes d’agression » commis par des « apprentis terroristes », mais aussi « de vils individus recrutés sans doute par des mercenaires et des apatrides », a-t-il dit à une radio allemande. 

Dans la presse sous-régionale, en revanche, les commentaires sont cinglants. Ils sont en effet d’un tout autre tonneau. Au Burkina Faso voisin, par exemple, le journal Wakat Sera dénonce « une réplique disproportionnée qui justifie bien la volonté d’étouffer toute liberté d’expression dans l’ex-Dahomey, l’ancien "quartier latin de l’Afrique" qui, devenu Bénin, étrennait, il n’y a pas si longtemps encore, avec le Sénégal, les lauriers de "phares de la démocratie" en Afrique. »

Dans un parallèle avec l’autre élection de dimanche, au Tchad, Wakat Sera anticipe les réélections attendues des présidents Deby et Talon, « qui ont résolument opté de triompher sans gloire, à vouloir vaincre sans péril ».

En Côte d’Ivoire, le journal Afrique sur 7 relaie le commentaire d’un politologue béninois soulignant que, « depuis le retour du multipartisme en 1990, c’est la première fois que le Bénin organise une élection présidentielle comme celle-ci : pluraliste en apparence, mais sans choix en réalité ».

Afrique sur 7 souligne que « les grandes figures de l’opposition sont en exil ou condamnées à des peines d’inéligibilité » et que d’autres « ont vu leur candidature recalée par la Commission électorale ». Et ce site rappelle qu’une dirigeante de l’opposition a été incarcérée le mois dernier, « accusée d’avoir voulu faire assassiner des personnalités politiques. Il y a quelques jours, un juge d’un tribunal spécial anti-corruption s’est enfui du pays, affirmant avoir subi des pressions du pouvoir pour inculper des opposants », ajoute Afrique sur 7.

Anniversaire du PDCI-RDA en Côte d'Ivoire

Un anniversaire aujourd’hui en Côte d’Ivoire, celui du PDCI-RDA, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, qui a pile trois quarts de siècle. Crée le 9 avril 1946, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, section locale du Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda), a 75 ans ce vendredi 9 avril 2021. Félix Houphouët-Boigny en fut le président fondateur. Henri Aimé Konan Bédié en est le deuxième président. Cet anniversaire se déroulera du 9 au 18 avril.

Dans les kiosques à Abidjan, la presse proche du PDCI pavoise. En manchette, Le Nouveau Réveil se demande ainsi « comment se porte le PDCI-RDA aujourd’hui à 75 ans » et souligne d’un titre de Une que le Président Bédié « mérite d’être célébré ».

Ses confrères Le Bélier et Dernière Heure Monde proposent en chœur à leurs lecteurs de leur expliquer « comment Bédié a sauvé l’héritage d’Houphouët-Boigny ». Et le journal L’Héritage assure en Une que, si ce parti n’existait pas, « il faudrait le créer » ! 

Retour à une vie sanitaire presque normale au Niger 

La pandémie de coronavirus semble en passe d’être maîtrisée. Début avril, le pays du Sahel avait enregistré un peu moins de 5 000 cas de coronavirus, pour seulement 185 décès, signale sur place le journal l’Opinion, en décrivant « une vie presque normale » en ces temps de coronavirus.

Ce quotidien français souligne que la première phase de la campagne de vaccination, qui concerne les régions de Niamey, Tahoua et Agadez, « a été lancée le 29 mars à l’Hôpital général de référence (de Niamey). Le Niger a reçu 400 000 doses du vaccin chinois Sinopharm dans le cadre de la coopération bilatérale, pointe encore l’Opinion (…) Près de 200 000 doses supplémentaires du vaccin AstraZeneca sont attendues prochainement dans le cadre de l’initiative Covax de l’Organisation mondiale de la santé. D’ici 2022, le pays espère vacciner 20 % des 23 millions d’habitants du pays, essentiellement les plus âgés ».

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