Revue de presse Afrique

À la Une: Jacob Zuma en prison

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Condamné par la Cour constitutionnelle à 15 mois de prison pour outrage à la justice, Jacob Zuma (ici le 4 juillet 2021) s’est finalement constitué prisonnier dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 juillet, alors que prenait fin l’ultimatum pour se rendre à la police.
Condamné par la Cour constitutionnelle à 15 mois de prison pour outrage à la justice, Jacob Zuma (ici le 4 juillet 2021) s’est finalement constitué prisonnier dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 juillet, alors que prenait fin l’ultimatum pour se rendre à la police. © REUTERS - Rogan Ward

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L’ancien président sud-africain a passé sa première nuit sous les verrous. « Zuma a combattu la loi et la loi a gagné », lance le site du journal sud-africain The Sunday Times, en traduisant cette formule d’un proverbe local : « tout à une fin ». 

De son côté, le portail d’information Mail & Guardian relate « comment JZ a été poussé à se rendre » et fait état de « pourparlers intenses entre les chefs de la police, la direction de l'ANC KwaZulu-Natal et les membres de la famille de l'ancien président (pour l’amener) à se rendre ». 

Un ancien président en prison ? Tout sauf une première en Afrique, puisqu’avant lui, le « dernier en date » derrière les barreaux était le général mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui est toujours dans l’attente de son procès pour « corruption, détournement de biens publics et blanchiment d’argent » (des accusations que l’ancien président mauritanien nie), rappelle le journal burkinabè Wakat Sera.

Pour Jacob Zuma, « les carottes commencent à être bien cuites », lance son confrère L’Observateur Paalga. Lequel quotidien ouagalais souligne que « Jacob Zuma n’est pas à son premier séjour en prison, lui qui a séjourné pendant dix ans au pénitencier de Robben Island » aux côtés du « célébrissime » Nelson Mandela, rappelle L’Observateur Paalga

Une incarcération commentée jusqu’en Côte d’Ivoire, où le quotidien Notre Voie y voit un signe que « la démocratie sud-africaine se porte bien ». 

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En Côte d’Ivoire, J-1 avant la rencontre au sommet entre Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié

Les deux ex-présidents vont se retrouver afin de consolider l’alliance entre le PDCI et le FPI de Laurent Gbagbo. C’est demain qu’à peine rentré de Kinshasa, où il a notamment été reçu par le président congolais Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine, Laurent Gbagbo ira à la rencontre d’Henri Konan Bédié dans le fief de ce dernier, à Daoukro, sud-est de la Côte d’Ivoire.

Et ce matin, la manchette de ce journal proche parmi les proches du PDCI qu’est Le Nouveau Réveil salue cette rencontre « de haut niveau attendue de tous », en signalant qu’à Daoukro, tout est « fin prêt pour accueillir Gbagbo ». 

Daoukro « réserve un accueil triomphal à Gbagbo », renchérit le quotidien L’Héritage. De la même sensibilité politique que Le Nouveau Réveil, ce journal affirme que Bédié et Gbagbo forment « le tandem qui fait peur à Ouattara et au RHDP ». 

Même pas peur, a en substance rétorqué hier Adama Bictogo, le RHDP est « le seul parti représenté sur l’ensemble du territoire national ». Propos tenus lors d’une conférence de presse du directeur exécutif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, et que rapporte L’Intelligent d’Abidjan.

Le quotidien Le Temps, en revanche, voit dans le sommet de Daoukro un « moment historique », et récuse la remarque selon laquelle l’alliance PDCI-FPI est un rapprochement « contre-nature ». Selon ce quotidien proche de Laurent Gbagbo, « aujourd’hui, il y a la survie du pays. Et la survie du pays nécessite même que le RHDP se joigne au train de la réconciliation. Parce qu’on ne peut pas réconcilier en excluant ». En tout cas, estime Le Temps, « pour les leaders, cadres, militants et sympathisants, les présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié sont debout pour sauver la Côte d’Ivoire ».

Dixième anniversaire de l’indépendance sans gloire du Soudan du Sud 

Avec plus d’un an de retard, le nouveau Parlement doit prêter serment ce vendredi 8 juillet à Juba, la capitale, dix ans jour pour jour après la naissance du plus jeune État du monde. En France, le quotidien catholique La Croix souligne qu’au Soudan du Sud, les églises chrétiennes sont engagées « au service de la médiation », à commencer par le pape François et l’archevêque anglican de Cantorbéry.

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L’heure de la disgrâce pour Boris Boillon

Proche de Nicolas Sarkozy, l’ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie s’est vu déchoir de la Légion d’honneur. Quatre ans après sa condamnation, « Boris Boillon perd titres et dorures, signale Jeune Afrique. Suspendu, puis radié du Quai d’Orsay en 2019, à 51 ans, ce membre du sérail de Nicolas Sarkozy a été déchu de la Légion d’honneur le 6 juillet 2021 (à la suite d’un décret présidentiel du 2 juillet), au même titre qu’un autre proche de l’ex-président français, l’avocat Arnaud Claude », complète Jeune Afrique.

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