Nicolas Juncker fait éclore l'amitié dans les ruines de la guerre

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Couverture de la bande dessinée «Seules à Berlin», de Nicolas Juncker ainsi qu'une planche de la BD.
Couverture de la bande dessinée «Seules à Berlin», de Nicolas Juncker ainsi qu'une planche de la BD. Crédits : Casterman BD.

Nicolas Juncker est l'invité de VMDN pour sa bande dessinée «Seules à Berlin», parue chez Casterman. Le récit d'une amitié improbable, mais pas impossible entre une Allemande et une Russe, un peu comme deux fleurs au milieu d’un champ de ruines, dans le Berlin du printemps 1945.

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Comparaison n’est pas raison, dit l’adage bien connu. Pourtant, depuis le début de la crise sanitaire mondiale, nombreux sont ceux qui multiplient les rapprochements entre la période singulière que nous vivons et les conflits armés qui ont ensanglanté la planète. Il faut dire que beaucoup de dirigeants politiques, beaucoup de médecins aussi utilisent un vocabulaire martial : ils parlent de guerre, de bataille, de lutte sans merci contre un ennemi invisible nommé coronavirus. Chaque jour, on passe les troupes en revue, on s’étonne que l’intendance ne suive pas toujours, on compte les morts aussi. Pourtant, force est de reconnaître que si l’on n’a pas encore fait le tour des victimes et des souffrances du Covid-19, on est loin du chaos de la guerre totale, comme celui qu’a connu la ville de Berlin en 1945, lorsque les Soviétiques sont venus à bout de l’ennemi nazi. Le bédéiste Nicolas Juncker nous plonge dans cet enfer, dans un impressionnant roman graphique qui raconte les destins croisés de deux femmes : une Allemande et une Soviétique, deux ennemies qui vont nouer une bien étrange amitié sur fond de haine et de destruction.

Ce n’est pas une première, mais c’est tout de même assez rare qu’en Occident, on raconte la Seconde Guerre mondiale du côté allemand ou russe. C’est encore plus rare quand on le fait non pas à travers les destins des hommes, qu’ils soient soldats ou politiques, mais à travers les destins de femmes. C’est pourtant ce que fait notre invité du jour dans un roman graphique plein de sensibilité. Un récit tout en gris inspiré par des témoignages authentiques, un récit nourri des horreurs de la guerre et de la barbarie, et qui se double pourtant d’une rocambolesque chasse au cadavre : celui du Führer, celui d’Adolf Hiltler. « Seules à Berlin », de Nicolas Juncker, est publié chez Casterman.

Direction le Congo Brazzaville avec la slameuse, critique d’art, comédienne et dramaturge Mariusca Moukengue pour son slam « La rue mon toit », un cri d'alarme sur la situation des enfants des rues en cette période de crise sanitaire Covid-19 et de confinement. Un magnifique texte à découvrir en cliquant ici.

Chronique Conficulture : Marjorie Bertin s'intéresse aujourd'hui, mercredi 6 mai 2020, à l'apprentissage de la musique des enfants pendant le confinement. La plupart des professeurs font appel à Facebook, Youtube, Skype et même Whatsapp pour maintenir la continuité pédagogique. Pour en savoir plus, rencontre (par téléphone) avec plusieurs élèves de musique et professeurs.

Reportage : On l’appelle le « jukebox humain » tant sa connaissance musicale est impressionnante. Grégory Charles, artiste, musicien et homme de télévision canadien proposait, depuis le début de l’année, un nouveau spectacle baptisé « L’air du temps » : un concert interactif où il interprète des titres au hasard des suggestions du public, en étayant à chaque fois, avec un peu d’histoire de la musique. Amélie Beaucour l’a rencontré pour VMDN lors de son passage à Paris au Théâtre de l’Européen, début mars 2020, lorsque les Français pouvaient encore sortir de chez eux.

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