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Aujourd'hui l'économie

La Silicon Valley encore trop fermée aux Afro-Américains

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Le siège de la société Apple, emblématique de la Silicon Valley.
Le siège de la société Apple, emblématique de la Silicon Valley. Wikimedia

Aux États-Unis le débat sur le racisme rebondit dans le secteur de la tech. Des leaders noirs appellent les patrons du secteur à en faire davantage pour combattre les inégalités raciales au sein de leurs entreprises.

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C’est un fait connu mais souvent occulté : les Noirs sont sous-représentés dans la Silicon Valley. Aucun ne dirige une grande entreprise du secteur. Ils constituent seulement 7% des salariés ; et 1% des capital risqueurs, ces financiers déterminants dans le développement des start-ups. Depuis le meurtre de George Floyd qui a choqué toute l’Amérique et provoqué une prise de conscience dans de nombreuses entreprises, les grands patrons américains de la tech, de Apple à Tiktok en passant par Google, Verizon ou Facebook ont promis des millions de dollars. Des dons destinés à des acteurs engagés dans la lutte contre le racisme.

Cet assaut de générosité laissent sceptiques les premiers intéressés

Parmi eux Ralph Clark, l’un des rares Afro-Américains ayant percé dans la baie de San Francisco avec sa start-up Shottspotters, qui sert à faire baisser le niveau de violence par les armes à feu. Ralph Clark apprécie les 10 millions de dollars promis par Facebook pour faire bonne figure mais il préfèrerait largement trois postes de vice-présidents réservés à des membres de sa communauté pour faire reculer l’ostracisme anti noir qui règne dans ce milieu. Cette discrimination positive est déjà entrée dans les actes pour l’un des fondateurs de la plate-forme de discussion Reddit, Alexis Ohanian. Il a annoncé ce week end qu’il abandonnait son poste d’administrateur à condition qu’il soit attribué à un candidat afro-américain. Cet entrepreneur blanc agit pour des raisons à la fois politiques et intimes, puisqu’il est le papa d’une petite fille métisse née de son mariage avec la championne de tennis Serena Williams. C’est aussi une décision qui tombe à point nommé pour Reddit, interpellé pour n’avoir pas assez agi contre le racisme.

Quelles solutions pourraient faire bouger les choses  ?

Des patrons noirs de la baie de San Francisco ont lancé une pétition pour exiger des engagements concrets. Notamment dans le recrutement et le financement des projets d’entreprise. Car travailler dans la tech reste un parcours du combattant pour les Afro-Américains. Ce ne sont pas les lois qui sont en cause, mais les biais culturels qui tendent à reproduire les barrières sociales et raciales. Pour sortir de leurs réseaux fermés, certains investisseurs ciblent les universités très fréquentées par les Afro-Américains. Il y a quelques jours Nihal Mehta, l’un des co-fondateurs de la société d’amorçage Eniac Ventures, destinées aux jeunes pousses du net a lancé un appel sur twitter aux jeunes talents noirs, leur promettant un accès gratuit à ses services. En quelques heures une centaine de rendez-vous ont été pris. La demande est donc bien là, mais encore largement ignorée par les milieux de la tech.

EN BREF

Le gouvernement français prépare un méga plan de soutien à l'aéronautique. D'après nos confrères du quotidien Les Échos, 10 milliards d'euros seraient débloqués pour aider cette industrie. Une activité florissante qui a été complètement anéantie par le confinement. Le détail du plan devrait être annoncé demain mardi.

À partir de ce lundi tout voyageur arrivant sur le sol britannique est soumis à une quarantaine de 15 jours. Une mesure très contestée par l'industrie des transports aériens. Les compagnies aériennes British Airways, EasyJet et Ryanair dénoncent un dispositif « disproportionné » et « injuste ». Les contrevenants risquent une amende de 1 000 livres, soit environ 1 120 euros.

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