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Malgré sa paralysie, le secteur de l'hôtellerie attire toujours les investisseurs (1/2)

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Le Fonds d’investissement Kasada poursuit ses investissements dans le Sud du Sahara malgré la crise sanitaire du coronavirus (image d'illustration).
Le Fonds d’investissement Kasada poursuit ses investissements dans le Sud du Sahara malgré la crise sanitaire du coronavirus (image d'illustration). AFP/Fadel Senna

Parmi les secteurs économiques pratiquement paralysés par la pandémie du coronavirus, il y a le secteur du tourisme et de l’hôtellerie. En attendant la reprise totale de l’activité, le secteur intéresse toujours les investisseurs sur le continent africain. C’est le cas du groupe Kasada. Il a finalisé l’année dernière sa première levée avec des engagements en fonds propres de plus de 500 millions de dollars.

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Le Fonds d’investissement Kasada, dédié à l’hôtellerie en Afrique et particulièrement au sud du Sahara poursuit ses investissements malgré la paralysie du secteur du tourisme suite à la crise sanitaire mondiale. « Nous faisons ce qu’on appelle du co-investissement avec un certain nombre de partenaires locaux et régionaux, explique Olivier Granet, directeur général de Kasada. Nous avions des discussions avancées en cours avec pas mal de temps et d’argent. Bien entendu, le Covid nous a impacté, avec certains projets qui se retrouvent remis en cause, d’autres qui continuent mais dont les termes et les conditions doivent être adaptés à l’environnement, mais également aussi de nouvelles opportunités. »

Malgré le coup de massue que la pandémie de Covid-19 a porté au secteur hôtelier, le Fonds Kasada garde son cap. « Le rôle de notre plateforme, c’est d’investir un milliard de dollars pour avoir la taille critique et permettre d’apporter en Afrique une offre de qualité, à des prix tout à fait abordables, qui correspondent aux meilleurs standards internationaux. »

Mais la réalité du moment, c’est aujourd’hui des hôtels sans clientèle, ceux du groupe Azalaï en Afrique de l'Ouest ont progressivement fermés dès le mois de mars. « Nous avons dans notre groupe environ 900 collaborateurs et quasiment 90% ont été mis au chômage technique, souligne Mossadeck Bally, PDG d’Azalaï Hotels. Pour l’instant, le groupe Azalaï n’a bénéficié d’aucun accompagnement d’aucun État dans les six pays où nous sommes présents. Certains pays ont annoncé vouloir prendre en charge justement les salaires des collaborateurs qui ont été mis en chômage technique. Nous avons introduit la liste de nos collaborateurs, mais à ce jour nous n’avons vu aucune aide venant de ces États-là. »

Malgré la fermeture des deux écoles hôtelières du groupe Azalaï suite à la pandémie de Covid-19, les 150 élèves qui ont pu poursuivre leur formation théorique, sans stages dans des conditions réelles, verront leur année validée.

* Katara Hospitality (bras armé du fonds souverain du Qatar dans l'hôtellerie) et Accor ont contribué respectivement à hauteur de 350 millions et 150 millions de dollars à la constitution de la première levée de Kasada, basé en Afrique du Sud.

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