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Revue de presse française

À la Une: la semonce d’Elisabeth Moreno dans l’affaire Darmanin

Audio 05:37
Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes-hommes.
Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes-hommes. Capture d'écran Twitter Élisabeth Moreno
11 mn

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Etant rappelé que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est visé par une plainte pour viol, rouverte par la cour d’appel de Paris après deux classements sans suite et un non-lieu, la nouvelle ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, dans une interview au journal Le Parisien Dimanche, dit avoir eu avec lui « une conversation de femme à homme ».

Et c’est en ces termes qu’Elisabeth Moreno a prévenu le ministre de l’Intérieur: « Ton sujet va être un boulet à porter pour moi, il faut que tu m'expliques ce qui s'est passé », ajoutant : « ce qu'il m'a dit me porte à le croire ». Mais, complète-t-elle, « si jamais il m'a menti j'en tirerai toutes les conséquences », prévient Élisabeth Moreno dans Le Parisien Dimanche.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti dit vouloir que « les hommes suspectés de violences conjugales, s'ils ne sont pas déférés, soient convoqués par le procureur et reçoivent un avertissement judiciaire solennel. […] Il ne s'agit pas d'une condamnation, dit-il au JDD ; c'est le moyen de montrer à un homme que la justice est attentive et qu'elle ne laisse rien passer. »

Gare au gorille Dupond-Moretti !

Justement. Dans les kiosques cette semaine, le visage d’Éric Dupond-Moretti a envahi les Unes des magazines, lui qui est arrivé dans le nouveau gouvernement précédé de sa tonitruante réputation.

« Touchez pas au grizzli ! », lance l’hebdomadaire Le Point, en référence au roman Touchez pas au grisbi d’Albert Simonin (en argot, le grisbi, c’est l’argent ; le grizzli, c’est un ours, et l’ours, c’est Éric Dupond-Moretti).

Un ours, ou plutôt un gorille. A son premier Conseil des ministres, « on avait l’impression de voir King Kong en laisse ! », dit à ce magazine un ministre présent.

Ce ténor du barreau, c’est « l’orateur volcanique », formule Le Point, en signalant que Brigitte Macron était « conquise par l’idée de le nommer », nomination à laquelle, du reste , la première dame « aurait pour partie contribué ».

Laquelle nomination a aussi enchanté l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui « ne comprend pas ceux qui, chez Les Républicains, attaquent déjà le nouveau ministre de la Justice », rapporte Le Point. Magazine selon lequel l’ancien chef de l’État a dit que « ceux qui ne s’en réjouissent pas à droite n’ont rien compris ! ».

Darmanin-Dupond-Moretti, digue populiste de Macron

Sans être proche des Républicains, lui l’a bien compris. Lui, c’est un autre Éric, Éric de Mongolfier, l’ancien procureur de Nice, aujourd’hui à la retraite. Désormais plus libre de parole, Éric de Mongolfier ne se prive pas de dire ce qu’il pense d’Éric Dupont-Moretti. L’ancien procureur de Nice se souvient de ce ténor du barreau qui avait à ses yeux le défaut d’être « faible avec les forts, fort avec les faibles ».

Et puis L’Obs évoque aussi un sujet « tabou », la question des honoraires de Me Dupond-Moretti. « Les chiffres les plus fous circulent. Plus de 80 000 euros pour défendre un accusé de meurtre pendant une semaine aux assises. Le quintuple pour des clients médiatiques et aisés. »

Mais attention, signale L’Obs, Éric Dupont-Moretti « le sait, il est considéré au sein du gouvernement comme une bombe à retardement. Explosera-t-il en vol ? », se demande ce magazine, à la Une duquel le célèbre avocat désormais ministre de la Justice, lèvres pincées, poings fermés sur le col, fixe le lecteur de son regard bleu acier.

Alors, grizzli ? King Kong ? Dans cet hebdomadaire, l’intéressé se définit plutôt comme « un républicain à la Pagnol », en référence à l’écrivain provençal Marcel Pagnol.

Du reste, cet hebdomadaire explique les nominations d’Éric Dupont-Moretti à la Justice ou de Gérald Darmanin à l’Intérieur par la préoccupation du président français au sujet de « la poussée populiste qui agite le pays ». Emmanuel Macron serait « angoissé à l’idée d’une victoire étriquée en 2022. Il a voulu aller chercher le vote populiste sans rien céder sur le fond aux positions populistes, explique dans L’Obs un de ses interlocuteurs réguliers. Mais en assumant que ces choix sont en décalage avec la sociologie du macronisme. »

La promotion de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, c’est le moins que l’on puisse dire, est en tout cas en décalage avec la sociologie macroniste. Pour L’Obs, cette nomination est « une faute politique, que le président risque de payer cher ». Car, interroge cet hebdomadaire, « quel message est envoyé aux femmes victimes d’abus, qui hésitent déjà souvent à se rendre au commissariat, quand le "premier flic de France" fait lui-même l’objet d’une enquête ? ». Avec cette promotion dans la hiérarchie gouvernementale, « la disparition promise de "l’ancien monde" devra attendre », regrette L’Obs.

Speedy Mbappé

Les qualités physiques hors normes de Kylian Mbappé n’ont plus de secrets pour France Football. Selon ce magazine sportif, l’avant-centre des Bleus et du Paris Saint-Germain possède « des facultés technico-physiques qui permettent, par exemple, à l’enfant de Bondy de frôler, sans forcer, la barre des 37 km/h lors des tests de vitesse de début de saison réalisés au Camp des Loges ; record de l’équipe » du PSG.

37 km/h ! Faites le calcul, cela donne moins de 10 s. au 100 m. ! Tout le monde ne peut en dire autant… France Football signale aussi que Kylian Mbappé n’a pas encore terminé sa croissance. Et là encore, tout le monde ne peut en dire autant…

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