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Invité Afrique

Côte d’Ivoire: pour Adama Bictogo (RHDP), «Alassane Ouattara est la solution aujourd’hui»

Audio 05:08
Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP, ex-ministre ivoirien de l'Intégration africaine.
Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP, ex-ministre ivoirien de l'Intégration africaine. integration.gouv.ci

Sur RFI ce lundi matin 20 juillet, Adama Bictogo, le directeur exécutif du RHDP, le parti du chef de l’État ivoirien, se prononce on ne peut plus clairement en faveur d’une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara en vue de la présidentielle dont le premier tour a été fixé au 31 octobre. Il écarte au passage d’autres candidatures éventuelles et promet une réponse officielle dans les jours qui viennent. Adama Bictogo répond aux questions de Carine Frenk.

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RFI : Le RHDP à la recherche d’un nouveau candidat… L’équation n’est pas facile à résoudre ?

Adama Bictogo : L’équation, pour nous, à la vérité, ce n’est pas qu’elle soit difficile à résoudre. D’autant plus que dans l’esprit de nos militants, dès que le drame est arrivé, tout de suite, la majorité des militants s’est retournée vers le président Alassane Ouattara. Il est la solution, aujourd’hui. Il est notre solution. Et je le lui ai exprimé, je l’ai exprimé au président.

Et qu’a-t-il répondu ?

Si je vous donne sa réponse, je lui aurais enlevé les prérogatives de l’annonce. Permettez que ce soit le président Alassane Ouattara lui-même qui fasse son annonce, d’autant plus que la décision lui revient.

Vous n’avez en tout cas pas de doute ?

Je voudrais ne pas avoir de doutes, mais il a le dernier mot. Je vous rappelle que, pour ce que je sais de l’homme, il a toujours été en symbiose avec sa base.

Et pourquoi alors ? Parce que vous pensez qu’il est le seul à pouvoir battre l’ancien président Bédié ?

En l’état actuel, oui, il est le bon candidat, le mieux placé pour battre le candidat Bédié au premier tour.

Parce que vous pensez aussi qu’il est le seul à pouvoir rassembler son camp, éviter les déchirures entre les prétendants ?

Tout à fait. Aujourd’hui, il est non seulement le ciment de notre unité, et au sein du RHDP, il est notre refuge. Il est en même temps le catalyseur de toutes nos ambitions.

C’est donc pour éviter la guerre des dauphins ?

Voilà, pour éviter la guerre de dauphins et pour mieux se concentrer sur l’élection présidentielle du 31 octobre. C’est sans ambiguïté, sans ambages. Pour l’heure, c’est le président Alassane Ouattara.

Mais cela signifierait qu’il renie sa parole…

Il ne renie pas sa parole. Il est face à une situation exceptionnelle, née d’un contexte nouveau. Donc il revisite le contexte. Ceci étant, il avait dit que si Bédié est candidat, il pourrait aussi être candidat.

Le RHDP a toujours dit depuis le changement de Constitution, qu’il avait le droit de se représenter. Mais vous savez bien que s’il décide de se présenter une troisième fois, cela va rouvrir nécessairement le débat. Cela va ternir son image.

Pas du tout. Depuis l’adoption de la Constitution, c’est une autre République. Cela ne va pas ternir son image, mais le destin est ce qu’il est. Donc, je crois qu’il faut que l’on sorte un peu de certaines considérations. Pour nous, sa candidature qui est une candidature qui obéit à un principe de devoir, ne remet pas en cause son honneur et la parole qu’il avait engagée le 5 mars.

Et s’il refuse d’y aller, quels seraient les autres candidats potentiels ?

S’il refuse d’y aller, on avisera. Mais pour l’heure, je n’ai aucun candidat à l’esprit et je ne voudrais pas trahir la détermination de la base et les cadres du parti.

On parle Hamed Bakayoko, de Patrick Achi…

J’ai du respect pour eux, mais pour l’heure, ils n’apparaissent pas pour cet enjeu du 31 octobre 2020, comme étant le choix de la majorité de la base militante RHDP.

Cela en dit long sur les problèmes de leadership au sein du RHDP…

Mais il n’y en a pas ! Quels sont les problèmes au RHDP ? Nous n’allons pas nous faire harakiri ! Nous sommes dans une situation exceptionnelle. Personne n’aurait prévu ce que nous vivons. Pourquoi voulez-vous qu’à trois mois des élections nous prenions un risque, alors que nous avons une certitude qui est toute établie, du fait de ce que représente Alassane Ouattara ? Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas de leadership. Nous sommes plusieurs cadres dans ce parti. De compétences diverses, mais de grandes compétences, capables de diriger. Mais je vous dis, une présidentielle se prépare. Il nous est difficile, aujourd’hui, de sortir du chapeau tout de suite un leader et le président Alassane Ouattara reste le grand rassembleur. Cela, c’est une réalité.

Et l’annonce officielle, sait-on quand elle interviendra ?

Le parrainage doit intégrer le nom du candidat. Donc je pense que dans les jours qui viennent vous aurez le nom du candidat.

Le président Macron avait salué la décision historique d’Alassane Ouattara de ne pas se présenter pour un troisième mandat. Quel était le message de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, quand il est venu à Abidjan pour les cérémonies ?

Je n’ai pas participé à une audience avec le ministre Le Drian, mais ce que je voudrais dire, autant on respecte l’annonce, autant nous voulons aussi que les personnes tierces respectent qu’il y a un principe de devoir vis-à-vis du peuple de Côte d’Ivoire. Acceptez que, cette fois, le devoir ait une prééminence sur certains principes ou sur la position de certains pays, aujourd’hui. Aujourd’hui, son pays l’appelle une fois de plus.

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