Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: la photo du ministre de l'Intérieur... sur la Une de Libération

Audio 04:01
La Une du journal Libération du jour (capture d'écran)
La Une du journal Libération du jour (capture d'écran) liberation.fr
Par : Catherine Potet
9 mn

Publicité

Il baisse les yeux, sourcils froncés... « Darmanin sous pression », titre Libération... « Visé par une accusation de viol, le nouveau ministre de l'Intérieur est devenu la cible des féministes qui multiplient les actions pour demander sa démission ». Le journal est allé à la rencontre de ces organisations comme « Pourvoir Féministe », un nouveau think tank selon lequel « en tant que ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin a autorité sur les services de police, ce qui pose un réel problème de conflits d'intérêts ». Et Anaïs Leleux, la présidente de Pourvoir Féministe, accuse. « La mobilisation citoyenne n'a pas été entendue, alors que plusieurs manifestations ont lieu un peu partout en France ces dernières semaines, de Paris à Bordeaux, en passant par Toulouse ou encore Lille ».

Autre mouvement féministe, le collectif NousToutes a mis en ligne un « kit pour interpeller le gouvernement » avec ce genre de tweet : « Bonjour @JeanCASTEX, votre ministre de l’Intérieur est visé par une enquête pour viol et a reconnu avoir échangé un service contre un acte sexuel. En matière d’insulte aux femmes victimes (et de conflit d’intérêts), on pouvait difficilement faire mieux ».

NousToutes est également à l'origine d'une tribune dans Mediapart, tribune qui « dénonce le climat d'impunité qui règne depuis la nomination de Gérald Darmanin ». Le collectif fait le constat d'un « décalage béant entre les attentes de la société et l'entêtement du gouvernement à maintenir au pouvoir un homme accusé de viol ».

Gérald Darmanin, qui figure également en bonne place dans le Parisien....

« Le ministre de l'Intérieur multiplie les déplacements et les formules chocs », nous dit le journal... « Un style qui rappelle celui de son mentor »... Nicolas Sarkozy, « lui aussi passé par Bercy puis Beauvau, dont Gérald Darmanin est resté très proche et à qui il téléphone régulierement ». « Mais à la différence notable de son mentor, poursuit le Parisien, Gérald Darmanin a un sacré caillou dans sa chaussure. Depuis sa nomination, il fait face à une polémique persistante autour d'une accusation de viol remontant à 2009 ».

« Le problème de Darmanin, c'est que dès qu'il sort, il se fait chahuter », remarque Brice Hortefeux, un autre ancien ministre de l'Intérieur... « Dimanche, poursuit le journal, une poignée de manifestants ont été interpellés pour l'avoir traité de "sale violeur". Mais les conseillers de Gérald Darmanin se veulent confiants. C'est le fait de petits groupes d'activistes politiques », dit l'un d'entre eux.

Quant à Nicolas Sarkozy, il parle du ministre de l'Intérieur comme d'un « ami ». La polémique ? « Sans la présomption d'innocence, il n'y a pas de démocratie » estime l'ancien président.

À la Une de la presse française, également, la crise du coronavirus...

« Face au rebond du Covid, les pays d'Europe se referment », titre le Figaro qui trouve là « un petit air de déjà-vu ». « Certes, il n’est pas question pour le moment de fermer les frontières, comme cela avait été le cas au début de la pandémie, en mars »... « Cette fois, et alors qu’il ne faut pas ruiner une saison touristique qui s’annonce très médiocre, des contrôles sont instaurés vis-à-vis des touristes venant de zones ou de pays jugés à risque ».

Tests, quarantaines... « Ces verrous se multiplient, nous dit le Figaro, à mesure que les contaminations repartent à la hausse dans différents pays: France, Allemagne, Espagne, Belgique, Suisse ou en Pologne. En Roumanie et en Bulgarie, la situation est encore plus inquiétante, puisque les cas ont explosé récemment ».

Et tout le monde n'est pas sur un pied d'égalité. « Comme souvent en Europe », souligne le Figaro il y a, semble-t-il, autant de manières de procéder qu’il y a de pays. Mais il y a une constante: l’Espagne est de plus en plus visée par ces restrictions. Le Royaume-Uni, « toujours un peu à part » selon la formule pudique d’un diplomate européen, a annoncé samedi soir que les Britanniques revenant de ce pays se verraient imposer une quarantaine. Et Londres songe à faire de même pour les personnes de retour de France et d’Allemagne.

Le coronavirus encore, avec ces soirées d'été un peu particulières

« Conséquence de la fermeture des boîtes de nuit, et pour certains de la peur du virus, de plus en plus de jeunes font la fête chez eux », raconte Aujourd'hui en France qui s'est rendu chez Nicolas, un étudiant en école de commerce qui habite le XXème arrondissement de Paris. Il zigzague entre ses invités, précise le journal. « Qu'est-ce que tu bois ? lance-t-il à Raphaël. « Autour d'eux, une dizaine d'amis entre 21 et 25 ans, discutent dans un 30 m2, le verbe haut, contraints par la musique tonitruante », poursuit Aujourd'hui en France. « J'espère qu'il n'y aura pas de problème avec les voisins », dit l'étudiant. Apparemment les appels à la police pour tapage nocturne ont explosé ces derniers mois.

Aujourd'hui en France a aussi rencontré Mathilde, 24 ans, adepte des « soirées à la maison... à partir d'une certaine heure, on pousse les meubles pour faire une piste de danse » explique-t-elle... « Ca nous rassure d'être entre nous »...

« S'il y a un contaminateur, on peut tous être malades » reconnaît toutefois Léonie 24 ans...« Je me voile un peu la face », dit-elle, en pensant qu'on peut continuer à s'amuser chez soi, à l'intérieur...

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.