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Revue de presse française

À la Une: les vacances au bled

Audio 04:07
La capitale algérienne Alger au début d'un couvre-feu imposé par les autorités pour empêcher la propagation du coronavirus, le 29 juin 2020.
La capitale algérienne Alger au début d'un couvre-feu imposé par les autorités pour empêcher la propagation du coronavirus, le 29 juin 2020. AFP/Ryad Kramdi
Par : Catherine Potet
9 mn

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Libération nous parle de ce traditionnel « voyage au bled mal embarqué » cet été, pour cause de pandémie de Covid. « Frontières fermées, villes confinées, prix des voyages à la hausse… Les ressortissants du Maghreb et descendants d’immigrés voulant rejoindre l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie pour les vacances affrontent de grosses difficultés dues au Covid. Certains renoncent », explique Libération. Le journal a rencontré Lamine, qui ne pourra pas, cet été, aller en Algérie, avec sa femme, présenter leur fille qui vient de naître. « On fêtera sa naissance l’an prochain, pour son premier anniversaire », explique le jeune père de famille, dont les parents résident à Alger. « L’informaticien, installé en France depuis sept ans, a l’habitude de leur rendre visite plusieurs fois par an. » nous dit Libération. Mais les frontières de l'Algérie sont fermées depuis le 19 mars, rappelle le journal. « C'est ainsi que Fouzia, la belle-mère de Lamine, s’est retrouvée bloquée en France, où elle était venue rendre visite au couple. Impossible de retourner chez elle, où elle doit reprendre son travail. Depuis quatre mois, elle est contrainte de vivre chez sa fille en banlieue parisienne. »

« Ne pas partir cet été est un crève-cœur aussi pour les jeunes qui ont émigré seuls, étudiants ou travailleurs », poursuit Libération. C'est le cas notamment de beaucoup de marocains... « Rania, élève à Sciences-Po dont "toute la vie est au Maroc", a renoncé à rejoindre ses parents comme elle le fait tous les étés ». Elle explique « que les incertitudes sur le voyage sont trop nombreuses, entre le risque de rester bloquée au Maroc et celui de voir ses trajets annulés à tout moment ».

Les révélations du journal Le Monde concernant le Togo

Selon une enquête du Monde et du Guardian, « le régime togolais a utilisé un logiciel ultra sophistiqué pour cibler des religieux catholiques, des militants de la société civile et des opposants politiques ». Il s'agit nous dit le journal, « d'un logiciel espion très sophistiqué dénommé Pegasus, vendu par une société israélienne, officiellement pour lutter contre le terrorisme et la grande criminalité »... Mais « dans sa version basique », il permet de « géolocaliser une personne, de lire ses messages et ses courriels, voire d'activer le micro et la caméra de son smartphone ». Le Monde a interrogé Monseigneur Benoît Alowonou, l'évêque de Kpalimé « ce religieux de 71 ans est l'un des six togolais identifiés pour l’instant à avoir été ciblés » par Pegasus. « Je n'ai rien à cacher », dit-il, « mais il me semble que ce type de logiciel est dangereux pour nos libertés, pour notre démocratie ». « Au Togo », poursuit Le Monde, « la surveillance fait depuis longtemps partie du quotidien des militants pro-démocratie. Des micros distillés dans les lieux de réunion aux écoutes des lignes téléphoniques GSM, en passant par la plus prosaïque infiltration des associations et partis politiques par des agents du régime, la panoplie était déjà large avant Pegasus. Mais avec ce logiciel, un palier technologique a été franchi par les services de renseignement togolais. » « Globalement, les opposants politiques et les militants de la société civile dont les smartphones ont été la proie du logiciel sont d'ailleurs plus surpris par la sophistication de l’outil que par la démarche. »

Le roi d'Espagne choisit l'exil

« Il aura bu le calice jusqu'à la lie », nous dit Le Parisien. « Juan Carlos, l'incontournable figure royale de l'Espagne moderne, a annoncé ce lundi qu'il allait quitter son pays. Par la toute petite porte. Sans doute cherche-t-il, par son exil, à préserver l'image de cette couronne qu'il a terriblement ternie par les multiples scandales qui l'avaient conduit à abdiquer en 2014, trente-huit ans après son accession au trône. » Le Parisien s'interroge : « Qu'est-ce qui a pu précipiter un tel départ en plein cœur de l'été ? En Espagne comme en Suisse, la justice enquête notamment sur une centaine de millions de dollars qui auraient été secrètement versés en 2008 par l'Arabie Saoudite sur un compte en Suisse à l'ancien monarque », suite à un contrat passé entre le royaume saoudien et un « consortium d'entreprises espagnoles ». Pour Le Parisien, « cet exil a des allures d'estocade dans la lente déchéance de celui qui fut un symbole »...  

La vie politique française poursuit son petit bonhomme de chemin

C'est dans Le Figaro : « Le groupe La République en Marche aiguise les appétits », titre le journal. De quoi s'agit-il précisément ? De la présidence du groupe parlementaire qui, nous dit-on, « suscite la convoitise de poids lourds de la majorité », pour remplacer Gilles Legendre. L'ancien président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, nous dit Le Figaro, a « donné le top départ, en dégainant sa candidature le jour même de l'annonce de Gilles Legendre. » Suivi de près par l'ancien ministre de l'intérieur Christophe Castaner, puis Auroré Bergé, le lendemain. Aurore Bergé, précise Le Figaro, qui « ambitionnait jusqu'au dernier moment un secrétariat d'État à l'audiovisuel ». Autant de personnalités à la recherche d'un second souffle. Selon un député, la personnalité choisie « devra travailler étroitement avec le Premier ministre Jean Castex, dans une logique de combat, pour la réélection d'Emmanuel Macron ».

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