Accéder au contenu principal
100 % création

Ashoka ou la maroquinerie éthique

Audio 02:32
Les sacs sont réalisés à partir de déchets fruitiers et sont doublés en matière issue de bouteille d’eau recyclée.
Les sacs sont réalisés à partir de déchets fruitiers et sont doublés en matière issue de bouteille d’eau recyclée. Ashoka Paris / ashokaparis.com
Par : Maria Afonso
6 mn

La jeune marque de maroquinerie Ashoka, fondée en 2018 par Gwenaëlle Ferlicot et Frederic Vergoz a été créée autour du respect de la vie animale et des belles matières. Les deux co-fondateurs ont décidé de faire bouger les lignes de la maroquinerie traditionnelle en misant sur des matières recyclées.

Publicité

Des modèles de sacs réalisés à partir de déchets fruitiers, doublés en matière issue de bouteille d’eau recyclée, pour Gwenaëlle Ferlicot, directrice générale et co-fondatrice d’Ashoka Paris, le choix des matières est important pour une maroquinerie alternative. « J’ai fondé avec mon compagnon la marque Ashoka Paris qui est une marque de maroquinerie éthique, écoresponsable et végane. »

Le nom de la marque est un clin d’œil à l’empereur indien qui a adopté les principes non-violents du bouddhisme et diffusé le végétarisme. « Ashoka était un empereur indien, un guerrier sanguinaire, qui, au bout de 27 ans de règne, a décidé de ne plus faire la guerre et de ne plus tuer d'hommes ou d'animaux. Pour nous, c'est le père du végétarisme. Cela correspondait à notre volonté de faire une maroquinerie sans tuer d’animaux. »

Gwenaëlle Ferlicot, co-fondatrice de la marque Ashoka
Gwenaëlle Ferlicot, co-fondatrice de la marque Ashoka Virginie Beck

De consommateur à fabricant responsable

Lorsque Gwenaëlle Ferlicot, devenue végétarienne, dans un souci de bien-être animal, ne veut plus porter du cuir, elle a le choix entre des modèles labellisés vegans mais qui ne correspondent pas à ses goûts esthétiques ou bien, comme lui propose son compagnon, de créer la marque de maroquinerie végane dont elle rêve. « Cela a surtout été un déclic pour Fred qui a un esprit très créatif. Moi, je le suis beaucoup moins. Sur le marché de la maroquinerie, je trouvais des sacs qui correspondaient à mes attentes parce qu’ils étaient végans, mais très chers, nous explique Gwenaëlle Ferlicot. Avant d'ajouter, un vrai challenge pour un créatif comme lui , il s’est dit " il y a quelque chose à faire, il y a des modèles de sacs à proposer." Et là, il s’est mis en ébullition, il a commencé à dessiner, et puis c’est parti ».

Dès ses débuts en 2018, pour concevoir ses sacs, Ashoka utilise des matières biologiques. Ils sont les premiers à développer en France, l’Apple skin ou « peau de pomme », une matière composée à base de déchets fruitiers provenant d’Italie. La doublure intérieure est réalisée en bouteilles de plastique recyclé.

Le sac Brigitte oxymore apple skin noir.
Le sac Brigitte oxymore apple skin noir. Eve Saint Ramon

Des matières qui ont tout de suite rencontré leur public et remporté des prix. « L’association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) nous a décerné, en l’espace de deux ans, trois prix, ce qui est assez fou. C’est une vraie reconnaissance dans le milieu végan. Il faut savoir que PETA décerne des fashion awards à des marques. Des prix sur la maroquinerie, les chaussures, les vêtements. C'est une distinction qui compte pour nous. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.