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Afrique économie

Le Togo mise sur les zones industrielles intégrées pour son avenir

Audio 02:28
Au Togo, la zone industrielle intégrée d'Adétikopé a pour but d'attirer les industries de transformation dans les filières coton, soja et anacarde.
Au Togo, la zone industrielle intégrée d'Adétikopé a pour but d'attirer les industries de transformation dans les filières coton, soja et anacarde. Getty Images/Contributeur

Les zones industrielles intégrées sont la tendance du moment en Afrique. Avec un succès grandissant en Afrique de l’Est et du Nord, le concept est encore neuf en Afrique de l’Ouest. Le Togo s’y lance, avec les travaux de sa première zone industrielle intégrée à une vingtaine de kilomètres de Lomé.

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Le concept est séduisant : 400 hectares de parc industriel pouvant accueillir des centaines d’entreprises, une base logistique pour les camions de marchandises, de l’électricité en continu et des services administratifs à portée de main. Le paradis pour les chefs d’entreprises, en quelque sorte, c’est ce que promet Arise, initiateur de la plateforme industrielle d’Adétikopé, à une vingtaine de kilomètres de Lomé.

« De nombreux pays africains, en particulier en Afrique de l’Ouest, regorgent de matières premières que l’on peut transformer sur place », explique Alain Saraka, directeur de la stratégie d’Arise. « Et ce concept de “zone industrielle intégrée” permet d’optimiser et d’apporter de la valeur ajoutée aux pays dans lesquels ces zones sont installées », assure-t-il.

L’un des projets-phares du plan national de développement du Togo

Pour attirer les entreprises, le parc est doté d’un statut de zone franche. Les taxes et impôts y seront donc réduits et un guichet unique permettra aux entreprises d’y effectuer toutes leurs formalités. Cette zone industrielle intégrée est l’un des projets phares du plan national de développement.

► À écouter aussi : Au Togo, les entreprises vont devoir s'adapter à la crise

Sani Yaya est le ministre de l’Économie et des Finances du Togo. Pour lui, « le but est d’abord de créer des chaînes de valeurs, notamment agricoles, mais aussi dans d’autres secteurs, notamment la logistique. Sur le plan de la création d’emplois, il va sans dire que c’est un projet qui va créer des emplois massifs. Donc nous nourrissons beaucoup, beaucoup d’espoir dans ce projet », insiste-t-il.

Convaincre les industriels de venir s’y installer

À terme, ce sont 35 000 emplois potentiels pour l’économie togolaise, selon Arise. Le but étant d’attirer les industries de transformation dans les filières coton, soja et anacarde en particulier. Reste à convaincre les industriels de venir s’y installer, car les services seront bien évidemment payants. Arise se veut optimiste, se basant sur son expérience gabonaise.

« Nous pouvons prendre l’exemple du Gabon, où nous avons développé une zone industrielle similaire dans le secteur du bois », déclareAlain Saraka. Puis de détailler : « Cela permet d’avoir en un seul endroit la matière première, et d’attirer les investisseurs avec la capacité et le savoir-faire qui vont permettre d’industrialiser et d’apporter de la valeur ajoutée au produit qui était auparavant exporté de façon brute. Et je pense que c’est l’avenir de l’Afrique en général et plus particulièrement de l’Afrique de l’Ouest et du Togo ».

L’avenir à un coût, 130 milliards de francs CFA (200 millions d'euros), qu’Arise finance entièrement, l’État togolais mettant à disposition les terrains. Dès janvier 2021, la plateforme logistique sera opérationnelle et le parc industriel devrait ouvrir dans le courant de l’année.

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