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Afrique économie

Côte d’Ivoire: la Fondation BJKD va internationaliser son prix pour l'entrepreneuriat jeune

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Page d'accueil du site de la Fondation BJKD (Bénédicte Janine Kacou Diagou).
Page d'accueil du site de la Fondation BJKD (Bénédicte Janine Kacou Diagou). fondationbjkd.com
Par : Stanislas Ndayishimiye
6 mn

En Côte d’Ivoire, la Fondation BJKD (Bénédicte Janine Kacou Diagou) vient d’organiser la 3e édition de son prix de l’entrepreneuriat jeune. Les lauréats ont été connus lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Abidjan le 19 septembre. Dans le choix des projets, le Prix BJKD met en avant la parité homme-femme. Et le podium de la cuvée 2020 a été dominé par les femmes.

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Parmi les cinq lauréats du prix de la Fondation BJKD pour l’entrepreneuriat jeune cette année, il y a quatre lauréates, dont Sara Coulibaly. Elle a remporté le grand prix pour son entreprise Naïma Dolls, en activité depuis cinq ans.

« Nous sommes une entreprise spécialisée dans la conception et la commercialisation de jeux éducatifs d’inspiration africaine, avec pour produit phare la poupée noire. On a la particularité aussi d’être une entreprise 100% féminine. On a trois marques : Naïma Dolls qui est la marque de jouets la plus connue, Calao qui est la marque de jouets grand public, qui nous permet d’avoir des jouets à 2 000 à 5 000 francs CFA et puis une maison d’édition, qui s’appelle Naïma Edition, spécialisée dans la transmission de la culture africaine à nos enfants. »

Naïma Dolls emploie aujourd’hui 55 personnes. Avec les quinze millions de francs CFA du grand prix BJKD – soit près de 23 000 euros –, sa patronne compte augmenter le volume de production. Parmi ses projets : construire une usine en Côte d’Ivoire d’ici trois ans pour fabriquer localement les poupées. Sara Coulibaly était l’une des dix finalistes de la 3e édition du prix de la Fondation BJKD de l’entrepreneuriat jeune, l’organisation de ce prix étant l’une des activités de la Fondation.

Dominique Mobioh Ezoua, chargée de sa communication : « Les objectifs de la Fondation sont essentiellement la promotion de l’entrepreneuriat jeune, l’émergence de nouveaux talents sur la plan artistique et culturel, la réinsertion aussi dans le tissu économique et social des personnes défavorisées. Sur les dix finalistes mis en compétition, le jury a choisi cinq lauréats. Le premier prix était le grand prix, de quinze millions de francs CFA, le 2e prix, le prix de l’innovation de dix millions, le 3e prix était celui de l’entrepreneuriat féminin, de cinq millions, le prix du meilleur projet, de trois millions et le dernier prix était celui de la performance, de deux millions de francs CFA. »

La Fondation BJKD porte les initiales de Bénédicte Janine Kacou Diagou, directrice générale du groupe de banques et d’assurances NSIA. La représentation du PNUD en Côte d’Ivoire a noué cette année un partenariat avec cette fondation. Un partenariat qu’évoque Jonas Mfoutié, représentant résident adjoint du PNUD à Abidjan : « Ce partenariat vise le soutien à l’entreprenariat innovant jeune en Côte d’Ivoire. Sur le millier de projets qui ont été analysés dans ce processus de sélection, il y a eu 100 projets short-listés. Donc, notre soutien vise à accompagner ces 100 projets, de manière à pouvoir faire éclore le potentiel de ces projets pour la Côte d’Ivoire. Nous visons pour les deux à trois prochaines années, d’accompagner 1 000 projets innovants pour la jeunesse ivoirienne. »

Jusqu’ici organisé pour la Côte d’Ivoire, le prix BJKD de l’entrepreneuriat jeune devrait s’adresser l’année prochaine à douze pays de l’UEMOA et de la CEMAC.

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