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Chronique des matières premières

La Chine, seul grand marché porteur pour le GNL

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Le siège social de CNOOC à Pékin, le plus gros importateur chinois de GNL (image d'illustration).
Le siège social de CNOOC à Pékin, le plus gros importateur chinois de GNL (image d'illustration). STR/AFP

Le géant asiatique va battre son record d'importations de gaz naturel liquéfié cette année, à contre-courant du reste du marché mondial.

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La Chine semble être « le » grand marché porteur pour le gaz naturel liquéfié en ce moment. Les volumes importés par méthanier des États-Unis, du Qatar ou d’Australie vont même dépasser en 2020 ceux de 2019 : jusqu’à 67 millions de tonnes, selon les traders interrogés par Reuters. Un bond de 10% par rapport à l’an dernier. Et un record absolu.

Du GNL pour faire tourner l’industrie du Guangdong

La deuxième économie mondiale repart après l’épidémie de coronavirus, son industrie reprend le rythme qu’elle avait avant l’irruption du Covid-19. Le Guangdong où l’industrie de la céramique et du verre est fortement encouragée à consommer du gaz, plutôt que du charbon, est la première province importatrice de GNL en Chine. La demande des particuliers est également très forte en ce moment, avec l’arrivée de l’hiver. Cela tombe bien, le prix du gaz naturel liquéfié destiné à l’Asie a chuté sous les 5 dollars le million de Btu. La Chine en profite, elle commande plus de gaz naturel liquéfié, moins de gaz par gazoducs.

Le gaz sous pression en Europe

Dans le reste du monde, au contraire, les débouchés du GNL se réduisent. Avec le coup de frein brutal de l’économie qu’a entraîné le coronavirus, la consommation mondiale totale de gaz, y compris de GNL, devrait chuter de 3 à 4% en 2020. Mais c’est à moyen et long terme que la pandémie menace l’avenir du gaz plus que toute autre énergie fossile, estime-t-on chez S&P Global.

Report des commandes de centrales à gaz dans les pays pauvres ?

Les investisseurs misant de plus en plus sur les énergies renouvelables en Occident, le gaz est sous pression en Europe, même s’il reste important. Quant aux États-Unis, l’élection américaine pourrait constituer un tournant vers une énergie moins carbonée. Dans les pays en développement, le manque de financements risque de reporter l’acquisition de centrales à gaz modernes et de prolonger la durée de vie des vieilles centrales à charbon.

Seuls l’Inde, le Moyen-Orient et la Chine tireront la croissance de la demande gazière dans les dix prochaines années. Mais jusqu’à quel point la Chine acceptera-elle d’être de plus en dépendante des importations pour son énergie, alors qu’elle a une industrie nationale puissante dans le charbon et les énergies renouvelables ?

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