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Revue de presse française

À la Une: l’effroi après la décapitation d’un enseignant en région parisienne

Audio 04:24
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que «la nation toute entière sera aux côtés des enseignants».
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que «la nation toute entière sera aux côtés des enseignants». AFP/Pool/Francisco Seco
Par : Johanne Burgell
9 mn

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« La terreur islamiste frappe l’école » titre Le Figaro

« L’horreur », en une de Sud-Ouest et « La sidération » pour La Charente Libre

« Pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe à l’occasion d’un cours sur la liberté d’expression, un professeur d’histoire du collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, a été décapité » nous raconte Le Figaro. Le parquet national antiterroriste a été saisi de l’affaire et a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste…

« Un équipage de la brigade anticriminalité a été appelé pour un individu suspect rôdant autour de l’établissement scolaire et portant dans sa main un couteau de cuisine long de 20 centimètres. Quand les policiers lui ont demandé de mettre à terre son arme, ce dernier a refusé. Agressif et menaçant » nous dit Le Figaro, « il a crié Allah Akbar avant d’être abattu. »

C’est ensuite, à seulement 200 m de là, que les policiers ont découvert le corps du professeur décapité, en pleine rue.

Ce professeur avait montré à ses élèves, il y a quelques jours, des caricatures du prophète Mahomet

C’est ce que nous dit Le Parisien… « Trois semaines après l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, le terrorisme a frappé à nouveau en France de manière aussi ignoble que symbolique. »

Le Parisien, qui interroge un parent d’élève dans ses colonnes. Nordine, dont les deux enfants sont scolarisés au collège du Bois d’Aulne. Il s’est rendu sur les lieux hier en fin d’après-midi. « Je ne peux pas croire que le prof de mon fils se soit fait couper la tête » se désole-t-il, extrêmement choqué. Il affirme que « son fils a assisté au fameux cours sur la liberté d'expression durant lequel le professeur aurait montré des caricatures de Mahomet. L’enseignant aurait demandé aux élèves susceptibles d’être choqués de quitter la classe »… « S’il a demandé aux enfants musulmans de sortir, c’était pour les préserver » lance Nordine qui ajoute « Moi-même musulman, je suis encore plus choqué… C’est horrible… Quelqu’un est mort pour avoir montré un dessin. »

Ce cours sur la liberté d'expression avait suscité des débats virulents affirme Libération

Oui « Comme en témoignent les multiples publications d’élèves et de certains parents sur les réseaux sociaux. L’épisode a même fait l’objet d’un signalement auprès des autorités administratives et policières. » C’est aussi ce qu’explique Le Parisien, « sur une vidéo postée sur YouTube, un père exprime son dégoût et traite l’enseignant de voyou ».

Iannis Roder est historien et enseignant en collège… Dans Le Parisien, ces mots sont sans détour « C’est une bombe qui explose à la tête de ceux qui minimisent toujours ce qui se passe dans l’Éducation nationale »… Et il ajoute « la première conséquence de cet assassinat sera le terrible désarroi des enseignants, dont le métier est justement d’ouvrir les jeunes au monde. Etre assassiné à la sortie de son travail, à cause de son travail, parce que l’on œuvrait pour une meilleure entente dans la société, c’est la victoire de la haine. »

La présidentielle américaine, dans un peu plus de deux semaines…

« Les écrivains contre Trump »… en Une de Libération, qui donne la parole à neuf auteurs américains viscéralement opposé à l’actuel président… Par exemple, Russel Banks : « Au cours des mois qui ont précédé l’élection américaine de 2016, les démons du racisme et de la misogynie, de l’homophobie et de la xénophobie, les spectres de la haine et de la peur, ont tous été libérés d’un coup. Depuis cinq ans, ils rôdent comme bon leur semble dans notre pays » écrit le romancier… Il s’inquiète aussi des jours qui suivront le scrutin

« Il est possible que Joe Biden remporte l’élection du 3 novembre, mais j’ai très peur que Trump, refusant la défaite, soit soutenu et porté par la moitié du pays, le Sénat et la Cour suprême. Nous pouvons nous retrouver dans une situation où un putsch ne serait plus à exclure. »

Justement, Le Monde revient sur ce qu’il nomme « Le long travail de sape du scrutin »

« Donald Trump ne cesse d’agiter de prétendues fraudes et installe le récit d’une élection qui se réglera devant les tribunaux », prévient Le Monde.

« Donald Trump a été le premier candidat de l’un des deux grands partis à une élection présidentielle à refuser en 2016 de s’engager à accepter à l’avance le verdict des urnes et à dénoncer par anticipation un scrutin "truqué" lors d’un débat présidentiel.

Et depuis des mois, il poursuit ce travail de sape » nous dit Le Monde

Et le quotidien conclut… « Dans son entreprise de démolition du vote par correspondance, le président a pu compter sur un solide allié, le silence complice du parti républicain. »

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