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La French-African Foundation et sa promotion 2021 des «Young leaders»

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Page d'accueil du site de la French-African Foundation.
Page d'accueil du site de la French-African Foundation. © french-african.org

La promotion 2021 des 100 « Young Leaders » à l’initiative de la French-African Foundation a été révélée le 30 juin à Paris. Les lauréats viennent de divers secteurs : la banque, les nouvelles technologies appliquées à la médecine, les médias, la société civile orientée vers le développement ou encore le secteur productif.

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Comme leurs prédécesseurs, les 100 jeunes dirigeants de la promotion 2021 symbolisent l’avenir des ambitions franco-africaines. Avec d’abord Lancine Koulibaly. Il a créé il y a 3 ans « Umojà », une marque de chaussures entièrement végétale, dont le but est de valoriser les savoirs faire textiles traditionnels d’Afrique de l’Ouest.  

« Au bout de 3 ans, nous sommes arrivés à proposer une chaussure 100 % végétale, donc qui ne contient pas du tout de plastique, de matière chimique, de matière synthétique. Ça permet à la chaussure, à sa fin de vie, de se décomposer assez facilement dans la nature. »

Une chaussure produite en France avec des matières premières d’Afrique de l’Ouest. Umojà travaille avec une coopérative de femmes du Burkina Faso. « Le but de la coopérative est de favoriser l’insertion professionnelle des femmes qui ont connu des situations difficiles : des femmes battues, des veuves qui n’arrivent pas à trouver leur place dans la société. Donc, à travers l’artisanat, le tissage, la fabrication de la teinture, elles arrivent à se suffire à elles-mêmes et à s’imposer dans la société. »

Une opportunité de visibilité

Pour Diane Audrey Ngako, la fondatrice de l’entreprise culturelle Omenkart, figurer sur la liste des 100 jeunes dirigeants 2021 ne pouvait pas mieux tomber. « Cette annonce tombe à pic, parce qu’elle est tombée au moment où j’ouvrais mon entreprise à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Et c’est aussi sur le plan entrepreneurial un réseau, le fait de pouvoir faire des rencontres, de pouvoir aussi grandir humainement et je me dis que pour Omenkart, c’est surtout l’opportunité d’être visible auprès de 100 personnes qui vivent en France et qui vivent sur le continent [africain]. Donc, c’est une belle occasion de développer le business, mais aussi des relations fraternelles. »  

Sur la liste de la promotion 2021 des Young leaders de la French-African Foundation, il y a Catherine Dubreuil, directrice de développement de SOS Sahel. Elle explique en quoi cette ONG est indispensable par exemple pour un pays déstabilisé comme le Mali.

« SOS Sahel est une des seules ONG à être restée dans des zones compliquées malgré l’instabilité. Et ce que nous apportons, c’est toute l’expérience de terrain, le réseau local qu’on a en place depuis 45 ans, ce qui nous permet de mener à bien des projets dans les différents territoires du Sahel. Et pour qu’un projet marche et se pérennise, il faut intervenir sur différents volets. Donc à la fois sur le volet éducatif, sur l’eau et l’assainissement, sur les pratiques agricoles et faire en sorte que nos agriculteurs deviennent autonomes et génèrent de véritables filières. C’est tout cet accompagnement que nous apportons, avec de plus en plus de partenaires privés. »

L’accompagnement de SOS Sahel a produit quelques résultats concrets sur le terrain : une filière pour l’acacia au Tchad, le développement d’une filière pour le fonio au Sénégal, mais il reste encore beaucoup à faire.

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