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Chronique des matières premières

Les ouragans d’Amérique centrale font grimper les cours de l’arabica

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Les menaces sur la production d’arabica se multiplient, l’Amérique centrale est frappée par les ouragans mais aussi par une recrudescence de la rouille, une maladie du café.
Les menaces sur la production d’arabica se multiplient, l’Amérique centrale est frappée par les ouragans mais aussi par une recrudescence de la rouille, une maladie du café. © Getty Images

Les ouragans se succèdent en Amérique centrale. Le dernier, Iota, a délogé des centaines de milliers de personnes dans les pays de l’isthme américain. Au Honduras, premier exportateur de la région, les dégâts dans les plantations de café s’aggravent, ce qui fait grimper les cours de l’arabica.

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L’évaluation des dommages provoqués par l’ouragan Iota dans les plantations de café du Honduras cette semaine n’a pas encore pu être réalisée. Il faudra attendre la semaine prochaine. Et l’on ne connaîtra les résultats de cette inspection que fin novembre ou début décembre.

Déjà 90 000 sacs perdus avec le premier ouragan

Mais les dégâts vont s’accumuler après un premier ouragan, Eta, il y a deux semaines, qui avait déjà causé la perte de 90 000 sacs de grains selon l’Institut hondurien du café.

Le Honduras est le premier exportateur de la région et le quatrième exportateur mondial, avec environ 6 millions de sacs expédiés par an. Mais le Guatemala, numéro 6 mondial, est également touché, ainsi que le Nicaragua. La récolte, le séchage et les expéditions risquent d’être très difficiles.

Les cours ont repris 30% depuis le creux de juin

D’où l’inquiétude qui se manifeste à la bourse de New York où cette variété est cotée. La livre d’arabica a dépassé 1 dollar 24, son plus haut niveau depuis deux mois. C’est une accélération de la tendance haussière que l’on observait déjà depuis le creux du mois de juin, où l’arabica était descendu en dessous d’un dollar la livre, à cause de la fermeture, liée au Covid-19, des cafés et des restaurants. Depuis, l’arabica a regagné 30%.

Ouragans, rouille, Niña : les aléas sur l’offre se multiplient

Car les menaces sur la production d’arabica se multiplient. L’Amérique centrale est frappée par les ouragans mais aussi par une recrudescence de la rouille, une maladie du café, qui s’est développée lorsque les cours étaient très faibles, les caféiculteurs avaient moins de revenus pour entretenir les arbres. Enfin la sécheresse sévit à nouveau dans les plantations de café du Brésil, une conséquence cette fois du retour de la Niña. Les fleurs des caféiers se fanent prématurément, ce qui n’augure rien de bon pour la prochaine récolte.

Rebond de la demande au deuxième semestre 2021 ?

Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial de café et particulièrement d’arabica nature, une qualité moindre que l’arabica d’Amérique centrale, mais qui pèse très lourd en volume. Or la demande mondiale de café devrait selon Goldman Sachs repartir de plus belle au deuxième semestre 2021, avec la réouverture attendue des hôtels, des cafés et des restaurants aux quatre coins de la planète.

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