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Chronique des matières premières

Rebond des ventes de Gazprom après des pertes record au 3e trimestre

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Le siège de Gazprom à Moscou, en Russie.
Le siège de Gazprom à Moscou, en Russie. REUTERS/Maxim Zmeyev

L’effondrement des prix du gaz depuis le début de l’épidémie de Covid-19 a mis les comptes de Gazprom dans le rouge au troisième trimestre. Les pertes se montent à 248 milliards de roubles, soit 2,7 milliards d’euros, entre juillet et septembre. Mais le pire semble derrière lui pour le géant russe du gaz.

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Au troisième trimestre, Gazprom a subi une saignée financière douloureuse. L’équivalent de 2,7 milliards d’euros de pertes. Le groupe russe a dû encaisser comme les autres compagnies pétrolières et gazières le plongeon des prix. Ceux du gaz se sont effondrés de 30% sur un an. A cela se sont ajoutées les conséquences de la chute du rouble sur les marchés financiers.

A l’arrivée, Gazprom doit abaisser de nouveau le montant de ses investissements en 2021, après des coupes drastiques dans les dépenses en 2020.

Baisse des prix plus que des volumes pour Gazprom

Pourtant « il n’y a pas péril en la demeure pour Gazprom », estime Francis Perrin, chercheur associé au Policy Center for the New South (PCNS, Rabat) et directeur de recherche à l'IRIS (Paris). « Si le géant gazier russe boit le bouillon, la soupe a commencé à s’améliorer et elle devrait être encore meilleure en 2021. Les points positifs les plus importants pour Gazprom sont de meilleures perspectives pour l'économie mondiale en 2021, le redémarrage actuel des économies asiatiques et la très bonne tenue de ses ventes de gaz en volume en dehors de l'ex-URSS. » Elles n’ont baissé que de 10% en volume sur un an.

Mieux « les volumes d’exportations de Gazprom vers l’Europe des 28 remontent de trimestre en trimestre », observe Thierry Bros, expert de l’Energy Delta Institute, professeur à Sciences Po Paris. « Ils ont progressé de 30% entre le deuxième et le troisième trimestres. Au troisième trimestre, c’est le GNL, le gaz naturel liquéfié, qui a dû s’effacer devant le gaz russe ».

Impact du coronavirus effacé sans OPEP

Le mois dernier, Gazprom a exporté presque autant qu’à la même période l’an dernier. Et c’est rémunérateur désormais pour le géant russe puisque les prix sont passés en Europe de moins de 2 dollars à près de 5 dollars le million de BTU, l’unité de référence, et en Asie à 6,4 dollars. Le gazoduc russe Power of Siberia fournit d’ailleurs plus de gaz à la Chine que prévu initialement dans le contrat. « Dans le gaz, beaucoup plus flexible que le pétrole, conclut cet expert, pas besoin d’Opep, l’impact du coronavirus a déjà été effacé ».

 

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