Chronique des matières premières

Grève chez ArcelorMittal au Québec

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Des bobines d'acier dans un chantier de l'aciérie ArcelorMittal Dofasco à Hamilton, Canada.
Des bobines d'acier dans un chantier de l'aciérie ArcelorMittal Dofasco à Hamilton, Canada. GETTY/AFP/File

Au Canada, les salariés d’ArcelorMittal, travaillant dans le complexe minier du Québec sont en grève illimitée depuis lundi. Ils demandent leur part du gâteau dans un contexte de forte hausse des prix de minerai de fer sur les marchés.

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Le prix du minerai de fer explose en effet sur les marchés, en constante augmentation depuis un an il dépasse les 200 dollars la tonne, c’est du jamais vu. Une hausse alimentée par la forte demande chinoise en acier, dont il est le composant principal. Le métal profite aussi du programme colossal de relance des Etats Unis.

Les compagnies minières quant à elles engrangent d’énormes profits et voit leur valeur boursière augmentée. C’est le cas du groupe d’ArcelorMittal, qui extraie du minerai de fer dans un énorme complexe minier sur la côte nord du Québec, précisément dans site de Mont Whrigt près de Fermont et celui de Fire Lake. Particularité de ce minerai, il est plus concentré en fer, à 66% et de meilleure qualité que le minerai standard, ce qui le rend plus cher sur les marchés.

Dans ce contexte, les employés québécois des sites de production et de la transformation du minerai demandent que le prix élevé du fer se reflète sur les salaires et les retraites. Après d’âpres négociations ces dernières semaines entre la direction et le syndicat des métallos, aucun terrain d’entente n’a été trouvé. La dernière offre du groupe a été jugée insatisfaisante par le syndicat qui estime que les profits vont dans les poches des actionnaires à Londres. 

Conséquence ; les 2 500 salariés du complexe minier qui produit près de 26 millions de tonnes de fer par an ont déclenché lundi une grève illimitée.

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