Journal d'Haïti et des Amériques

La contraception féminine, dommage collatéral de la crise économique au Venezuela

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Dans un dispensaire au Venezuela (Image d'illustration). Compte tenu de la crise économique au Venezuela, la majorité des femmes ne sont plus en mesure de se payer un moyen de contraception.
Dans un dispensaire au Venezuela (Image d'illustration). Compte tenu de la crise économique au Venezuela, la majorité des femmes ne sont plus en mesure de se payer un moyen de contraception. © Pedro Rances Mattey/AFP

Le Venezuela est entré dans sa huitième année de crise économique, exacerbée par la pandémie et les sanctions internationales. Et ce n’est pas sans conséquence sur le ventre des femmes. La majorité d’entre elles ne sont plus en mesure de se payer un moyen de contraception.

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Au Venezuela, le salaire minimum mensuel est de seulement d’un dollar américain, alors qu’un paquet de préservatifs coûte 4 dollars, et la pilule 11 dollars par mois. Résultat : des grossesses non-planifiées à un moment où beaucoup de femmes peuvent à peine nourrir un enfant. D'autres se tournent vers la stérilisation alors qu’elles sont encore jeunes. Certaines ont même recours à l'avortement, illégal au Venezuela même en cas de viol ou d’inceste. Quand elles ne risquent pas leur vie, celles qui pratiquent un avortement encourent jusqu’à 3 ans de prison. C'est un dossier signé Sophia Khatsenkova.

 

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