Priorité santé

Mediator: portrait d’une lanceuse d’alerte

Audio 48:30
Irène Frachon
Irène Frachon © DR

Au lendemain de la décision de justice, rencontre avec le Dr Irène Frachon : celle qui a permis de mettre en lumière l’un des plus graves scandales sanitaires jamais dévoilés en France.

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En 2007, Dr Irène Frachon, pneumologue à Brest, établit un lien direct entre des cas de valvulopathie, une pathologie grave qui détruit les valves cardiaques, dont sont atteints certains de ses patients (de nombreuses femmes), et la prise de Mediator. Cet adjuvant antidiabétique commercialisé par les laboratoires Servier depuis la fin des années 1970, est fréquemment détourné de son usage, au titre de coupe-faim. D’après l’Inserm, 2.000 décès seraient liés au médicament et le groupe Servier aurait proposé d’indemniser un total de 3.732 patients.

Plus de 4 000 victimes ont intenté un procès pénal démarré en septembre 2019 (et suspendu au printemps 2020, en raison de la pandémie) : il s’est achevé en juin et le délibéré a été rendu ce 29 mars 2021.

  • Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, auteure de «Mediator 150 mg, combien de morts ?» paru aux éditions Dialogues en 2010
  • Dr Bruno Toussaint, directeur de la revue Prescrire, qui avait alerté dès 1997 sur la dangerosité du Médiator
  • Catherine Hill, épidémiologiste et biostatisticienne, témoin lors du procès
  • Témoignage de Michèle Jetot, 74 ans, qui a pris le Mediator pendant 2 ans, de 2007 à 2009 et a dû être opérée de deux valves cardiaques en 2009, au micro de Charlie Dupiot.

 

 

Michèle Jetot, 74 ans. Pour elle, le médiator lui a "cassé sa vie".
Michèle Jetot, 74 ans. Pour elle, le médiator lui a "cassé sa vie". © RFI / Charlie Dupiot

 

 

 

 

 

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