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Revue de presse française

À la Une: les inégalités entre pays riches et pays pauvres dans l'accès aux vaccins

Audio 05:07
La société chinoise Sinopharm a déclaré que son vaccin contre le coronavirus était efficace à 79% après les essais de phase 3.
La société chinoise Sinopharm a déclaré que son vaccin contre le coronavirus était efficace à 79% après les essais de phase 3. ERNESTO BENAVIDES AFP/File
Par : Aurélien Devernoix
10 mn

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« La fracture vaccinale » titre Libération qui rappelle les chiffres révélés par l’Alliance pour un vaccin universel, une initiative de plusieurs ONG dont Oxfam et Amnesty International : les pays riches qui représentent 14% de la population mondiale ont réservé 53% des vaccins les plus prometteurs.

Les États-Unis ont ainsi préempté assez de doses pour vacciner quatre fois leur population et l’Europe deux fois alors que certains pays pauvres, très touchés par la pandémie comme le Kenya ou le Nigeria, peinent à s’approvisionner.

La conséquence, explique La Croix, c’est « un monde à deux vitesses » où de nombreux pays, africains notamment, ne risquent de pouvoir vacciner leur population qu’en 2022, voire d’ici à 2024.

Un outil créé au printemps dernier pour tenter de limiter les inégalités d’accès

C’est le programme Covax mis en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait pour objectif de fournir 700 millions de doses de vaccins à 92 pays à revenus limités ou surendettés.

Sauf que cette initiative, déplore Libération, est aujourd’hui en grande difficulté : « Les États-Unis ont très vite joué leur partition en solo, explique le journal, en subventionnant et négociant directement avec les laboratoires, puis en annonçant leur retrait de l’OMS ». L’idée est de ne pas dépendre des institutions internationales pour la répartition des doses. L’Europe a suivi et peu à peu chaque pays a commencé à faire son propre marché aux vaccins, au bénéfice évidemment des entreprises pharmaceutiques les développant.

Celles-ci n’ont aucune difficulté à faire monter les enchères sachant qu’elles n’estiment pouvoir produire des vaccins que pour un tiers de la population mondiale en 2021. Autre problème, explique La Croix, c’est que les négociations menées par Covax avec les laboratoires auraient abouti à des prix moins intéressants que ceux parfois négociés en bilatéral.

Alors quelles sont les solutions ?

Libération donne la parole à Oxfam qui estime qu’il faut lever le monopole des laboratoires sur les brevets, afin de permettre à un maximum d’entreprises de produire les vaccins, ce qui aboutirait à mettre plus de doses sur le marché et à faire baisser les prix. L’ONG estime également qu’il faut faire pression sur les gouvernements occidentaux, sachant que les laboratoires ont très largement bénéficié de fonds publics pour leurs recherches.

Mais, explique La Croix, les pays européens notamment préfèrent distribuer les vaccins qu’ils auront en excédent plutôt que de s’attaquer à la propriété intellectuelle des puissantes entreprises pharmaceutiques.

L’autre problème, poursuit le quotidien, c’est que les vaccins ARN comme celui de Pfizer BioNTech sont difficiles à produire et demanderaient de lourds investissements pour les entreprises installées dans des pays pauvres.

La solution pourrait finalement venir d’une solidarité Sud-Sud puisque des pays comme le Brésil, le Maroc ou l’Afrique du Sud ont passé des accords spécifiques : des essais cliniques ont été autorisés sur leur territoire en échange de l’installation d’une partie de la production de vaccins. Ces pays pourraient ainsi donner la priorité aux nations les moins favorisées.

« Visionnaire »

Un adjectif pour définir Pierre Cardin, le couturier qui s’est éteint hier à l’âge de 98 ans. Les journaux reviennent sur son parcours incroyable, de fils de paysans italiens émigrés en France, à milliardaire.

Le Parisien évoque notamment son génie créatif qui dans les années 60 « fait s’évanouir les puristes », mais séduit les stars et notamment les Beatles qui populariseront la veste sans col que le couturier a spécialement créée pour eux.

Les coups d’éclat stylistiques se font plus rares à partir des années 80 mais ils ont été remplacés par un flair entrepreneurial hors pair. Le Monde explique ainsi que dès les années 1960, Pierre Cardin parcourt la planète et séduit du Japon à l’Inde en passant par Moscou, New York et Pékin. Avec un système bien rodé, celui des licences : « il avait imaginé », explique le journal, « faire fabriquer une partie de ses collections avec des étoffes locales, histoire de faciliter les transactions et convaincre ses futurs partenaires ».

« Un génie du marketing », rebondit Le Parisien

Analyse partagée par Le Figaro qui estime que celui qui a fait « 35 fois le tour du monde », « fut l’incarnation avant l’heure de la notion de couturier contemporain : hommes d’affaires autant que créateur ».

« J’ai été un contestataire, un provocateur, un aventurier », avait confié Pierre Cardin au quotidien, animé notamment par un sentiment de revanche, lui qui dans son enfance avait été confronté au racisme en raison de son ascendance italienne.

Mais ce fut surtout vers les étoiles que le couturier se tourna tout au long de sa carrière, explique Le Monde, avec son « style cosmos et ses coupes droites, géométriques, avec des motifs à hublots, taillés pour l’espace ».

« Le premier à faire du prêt-à-porter », rappelle dans Le Parisien Jean-Paul Gaultier, qui débuta sa carrière dans la maison Cardin. « Il m’a appris la liberté et il y a des choses que j’ai réalisées que je lui dois parce qu’il ne s’interdisait rien ».

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