Revue de presse française

À la Une: Olivier Duhamel, accusé d’inceste par son beau-fils à présent sous la menace d’une plainte

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Le politologue français Olivier Duhamel le 19 mai 2016 à l'Université de Sciences Po à Paris, France
Le politologue français Olivier Duhamel le 19 mai 2016 à l'Université de Sciences Po à Paris, France © Stephane de Sakutin AFP/Archives

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Deux semaines après la sortie du livre de Camille Kouchner, le frère jumeau de cette dernière a confirmé hier aux enquêteurs avoir été agressé par son beau-père, le politologue Olivier Duhamel.

Et ce frère jumeau, présumé victime d’inceste, « envisage de porter plainte » contre Olivier Duhamel, annonce Le Parisien. « L’onde de choc », lance sa Une, en référence à l’afflux de témoignages sur des incestes déclenchés par ce livre et dont il se fait l’écho.

 Selon ce journal, la victime présumée, ce frère appelé « Victor » dans le livre signé par sa sœur intitulé La familia grande, ce frère, donc, qui est aujourd’hui âgé d'une quarantaine d'années, « a confirmé aux enquêteurs les faits » qui y sont relatés. En fin d'audition (hier), « il a fait savoir qu'il envisageait désormais de déposer plainte contre le constitutionnaliste ».

 Rappelant qu’en novembre dernier, l’association Face à l’inceste avait affirmé qu’un Français sur dix aurait subi des violences sexuelles de la part d’un membre de sa famille durant son enfance, Le Parisien estime ce matin que « ce chiffre stupéfiant (…) ne paraît plus impensable ».

 « Quand il vous tombe dessus, l'inceste est là tout le temps », dit Christine Angot dans Le Parisien. Il y a trente ans déjà, cette autrice française avait écrit sur les abus sexuels et sur l'inceste que son père lui a fait subir au début de son adolescence. Selon elle, si elle était victime d’inceste aujourd’hui « ce serait tout aussi difficile (d’en parler). Pour parler, il faut savoir, dit Christine Angot au Parisien. Or, est-ce que j'avais envie de « savoir » ce que je vivais ? Non. C'est trop dur ».

La France sous la menace d’un nouveau confinement

Un nouveau confinement ? Hier soir à la télévision, le ministre de la Santé n’en a pas écarté la possibilité. « Nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, telles que celle que les Français ont déjà connues pendant l'automne », a dit Olivier Véran.

 Alors ? Alors le journal l’Opinion l’assure, « le gouvernement planche sur un reconfinement ». Et ce quotidien souligne que « plusieurs scénarios sont sur la table (…) Par population, par territoire ou par période ».

De plus, comme le souligne le journal Les Echos, « les recommandations sanitaires évoluent : la distance physique double, à deux mètres, et les masques faits maison ne sont plus les bienvenus ».

 De son côté,Le Figaro, une nouvelle fois, se penche sur les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire en France, sur « la vie quotidienne de millions de Français privés d’activité, certes indemnisés, mais cloîtrés chez eux, soudain devenus invisibles. Salariés, indépendants, saisonniers, travailleurs à la demande ou simples petites mains, ils subissent un désœuvrement ravageur, tout en s’inquiétant de leur avenir précaire. Leur souffrance, leur désarroi ne se lisent dans aucun chiffre, souligne Le Figaro. Ces mêmes statistiques ne disent rien non plus du gouffre financier que nous sommes en train de creuser. Seule certitude, (…) ce système est insoutenable dans le temps », prévient ce quotidien.

Quant au Parisien, il s’interroge. « Face à l'arrivée des variants, comment la France peut-elle se protéger ? Le gouvernement ne cache pas son inquiétude alors que le Royaume-Uni, où l'épidémie est hors de contrôle, dénombre près de 1500 morts par jour et que l'Hexagone compte désormais 200 à 300 cas journaliers. La crainte d'un scénario à l'anglaise est dans tous les esprits », souligne ce quotidien.

L’esprit d’Equipe

Les salariés du quotidien sportif français ont décidé hier de reconduire leur grève, qui en est à son quatorzième jour consécutif. Depuis deux semaines, donc, nos confrères de L’Equipe protestent ainsi contre la suppression d’une cinquantaine de postes, dont quarante-sept de journalistes au sein du groupe. Des coupes claires qui concerneraient aussi bien le quotidien et le magazine L’Equipe, que Vélo Magazine et l’hebdomadaire France Football. Un mouvement de grève dans un secteur qui souffre. Couvrir l’actualité sportive par ces temps de coronavirus… une gageure !

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