Revue de presse française

À la Une: toujours pas de nouveau confinement en France, mais Jean Castex durcit le ton

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Le Premier ministre français Jean Castex.
Le Premier ministre français Jean Castex. © Benoît Tessier/REUTERS

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Comme le relève Le Parisien, le Premier ministre appelle à « la plus grande vigilance » et au respect des gestes barrière à l'approche des vacances scolaires, dès aujourd’hui en France. Mais en effet, comme le souligne ce journal, Jean Castex a tenu à préciser que « si un confinement venait à être décidé » pendant les vacances scolaires, l'intention de l'exécutif serait « d'autoriser les gens à regagner leur domicile ».

Avec cette pandémie, le moindre relâchement se paie au prix fort. Et le Premier ministre l’a encore dit hier soir aux Français… sans forcément les avoir convaincus :

Le Figaro trouve que Jean Castex, hier soir, a adopté un « ton martial » face à la menace des variants du coronavirus, appelant « à la discipline collective, à la mobilisation générale ». Autrement, dit, « ce n’est pas parce que l’exécutif écarte pour l’instant le reconfinement généralisé - excepté à Mayotte, où il vient d’être mis en place - qu’il faut que les Français relâchent leurs efforts », traduit ce quotidien.

Qu’en pensent les Français ? Selon un sondage Odoxa pour ce même Figaro et pour France Info, 7 d’entre eux sur 10 (69% exactement) s’attendent à un nouveau confinement, 60% d’entre eux ne font toujours pas confiance au gouvernement pour gérer la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus (une défiance qui a très peu évolué), mais aussi et surtout 81% des Français estiment que le gouvernement ne sait pas « où il va », et 73% pensent qu’il ne leur dit pas « la vérité » ! Trois Français sur quatre ne sont pas rassurés par le gouvernement, et 71% l’accusent de ne pas avoir pris « les bonnes décisions au bon moment ».

À La Haye, aux Pays-Bas, la Cour pénale internationale a, sans surprise, jugé Dominic Ongwen coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité :

Pesaient sur lui au total « près de 70 motifs qui balaient presque tout ce que le code pénal réprime : meurtres, viols, enlèvements, tortures, pillages, mises en esclavage et même grossesses ou mariages forcées », énumère Le Figaro.

Lequel quotidien relève un paradoxe, en soulignant que « la justice a condamné (hier) Dominic Ongwen (…) quand elle aurait protégé le même Dominic Ongwen trente ans plus tôt ». Car avant de devenir bourreau, cet Ougandais de 45 ans a d’abord été victime, après avoir été enlevé alors qu’il était encore enfant puis tourné en « fighter », autrement dit en combattant impitoyable, à la tête de la brigade Sinia, l’une des quatre de la LRA, l’Armée de résistance du Seigneur du chef de guerre Joseph Kony. Une existence « marquée par le sang, le sien et celui des autres », soupire Le Figaro.

Les soucis de financement du Parti socialiste français, le très « hollandiste » Stéhane Le Foll s’insurge :

Étant rappelé que le PS a été contraint de licencier 21 salariés et de réduire ses coûts de fonctionnement, Le Parisien signale que le PS a aussi décidé d’une « aplanissement » de ses relations avec les fédérations, mais également avec l’Office universitaire de recherche socialiste et la Fédération nationale des élus socialistes et républicains afin d'« assurer une meilleure répartition des dotations entre le parti et ces instances », dit au Parisien la trésorière du PS.

Comptes et mécomptes qui mécontentent Stéphane Le Foll. « Il n'y a aucune transparence. On n'a aucun chiffre sur la masse salariale, sur l'ensemble des dépenses, fulmine cet ancien ministre de François Hollande dans Le Parisien. Il semble qu'il n'y aura pas de primaire, et maintenant pas d'argent, donc pas de congrès ni de campagne présidentielle. Or, pas de campagne, pas de victoire ! ». CQFD !

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