Revue de presse française

À la Une: bonne arrivée de Perseverance sur Mars

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Le président français Emmanuel Macron assiste à une visualisation de l'atterrissage du Rover Mars Perseverance de la NASA sur la planète au Centre national français d'études spatiales (CNES) à Paris, France le 18 février 2021.
Le président français Emmanuel Macron assiste à une visualisation de l'atterrissage du Rover Mars Perseverance de la NASA sur la planète au Centre national français d'études spatiales (CNES) à Paris, France le 18 février 2021. © Christophe Petit-Tesson / Pool via REUTERS

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Se poser sur la planète rouge ? Une gageure. Comme le remarque le site du Figaro, « étant donné la distance qui nous sépare aujourd’hui de Mars (200 millions de kilomètres, soit 11 minutes et 20 secondes à la vitesse de la lumière), il était impossible de piloter quoi que ce soit. Tout s’est donc déroulé de manière automatique, pointe encore Le Figaro (…) Après avoir largué son module de voyage dix minutes plus tôt, la sonde a pénétré dans la haute atmosphère peu avant 22 heures. Par sa vitesse, elle a comprimé l’air devant elle au point de le faire chauffer à plus de 1300 °C ». Bonne arrivée !

« 21H55 : Perseverance atterrit sur Mars ! », lance Le Parisien, en présentant la première image de la planète rouge en noir et blanc, avec un certain nombre de nuance de gris. Ce journal souligne notamment l’intérêt de Supercam, « fruit d’un partenariat franco-américain (qui) tire au laser sur les roches pour identifier leur composition ».

Mais en plus de son sabre-laser, Perseverance a embarqué un « petit plus », complète ce journal, « un micro qui va pour la première fois transmettre à la Terre des sons de Mars », tels que, par exemple, « la musique sourde du vent extraterrestre ». RFI est toute ouïe !

L’Iran hausse la pression sur Joe Biden

Téhéran multiplie les entorses à l’accord nucléaire de 2015, afin de renforcer la position iranienne en cas d’un éventuel retour des États-Unis à cet accord. Ce sont des signes, mais ils ne trompent pas. Selon Le Figaro, un Franco-Iranien et un Allemand ont ainsi été appréhendés récemment en Iran, où le régime de Téhéran relance sa production d’uranium enrichi, en violation de l’accord nucléaire de 2015.

Étant rappelée la condamnation à vingt ans de prison, par la justice belge, du diplomate iranien Assadolah Assadi, Le Figaro signale en effet qu’en Iran-même, et avant ce jugement, « un ressortissant franco-iranien aurait été arrêté dans le désert en manipulant un drone. En parallèle, un Allemand aurait également été appréhendé ».

Étant également rappelés les gestes d’ouverture annoncés hier par Washington, ce quotidien se bornait hier soir, à l’heure du bouclage, à souligner que, « sauf retour américain dans l’accord nucléaire », c’est après-demain dimanche que l’Iran « réduira » les visites, sur ses sites nucléaires, des inspecteurs de l’AIEA, l’Agence internationale à l’énergie atomique. Le Figaro explique que Téhéran a relancé l’enrichissement d’uranium « en produisant de l’uranium métal ».

Ce à quoi il nous est donné d’assister constitue une « dangereuse fuite en avant », met en garde la Une du Figaro, « revenir à la diplomatie pour enrayer ce fol engrenage semble plus complexe que jamais… ».

PPDA visé par une enquête pour viols

En France, une femme accuse Patrick Poivre d’Arvor de plusieurs « viols » présumés dans un contexte d’emprise psychologique et d’abus de pouvoir. Une enquête préliminaire a été ouverte cette semaine contre ce journaliste vedette.

Elle s’appelle Florence Porcel, elle a 37 ans, elle est présentée comme une « écrivaine » par Le Parisien, c’est « la femme qui accuse PPDA », formule ce quotidien en révélant cette nouvelle affaire de soupçons de violences sexuelles. Lui consacrant  sa Une plus ses deux premières pages intérieures, Le Parisien souligne que les derniers faits allégués par cette femme contre Patrick Poivre d’Arvor remonteraient à 2009, ce qui voudrait alors dire que, s’ils étaient avérés, lesdits faits ne seraient pas prescrits. PPDA « récuse » fermement ces accusations et se dit « instrumentalisé » par la plaignante. Mais au-delà de cette seule affaire, Le Parisien, qui a été vivement critiqué pour sa traque d’Olivier Duhamel à Paris dans son édition de dimanche dernier, justifie ce matin les intérêts « médiatiques » de ces affaires. « Des icônes de la politique, du spectacle ou de la télévision (…) sont démasquées et tombent alors brusquement de leur piédestal. Plus dure est la chute », tranche ce quotidien.

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