Revue de presse française

À la Une: le Covid-19 avec le spectre d’un nouveau tour de vis…

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La capitale française risque-t-elle d'être reconfinée ce week-end ? La rue de Rivoli déserte, lors du premier confinement, au mois d'avril 2020.
La capitale française risque-t-elle d'être reconfinée ce week-end ? La rue de Rivoli déserte, lors du premier confinement, au mois d'avril 2020. FRANCOIS GUILLOT AFP/File

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Quel scénario pour les prochains jours ? Le Parisien s’interroge ce matin, tout comme le gouvernement apparemment qui n’a pas encore arrêté ses choix… « "On ne sait pas encore si on est à la veille d’une tempête ou si on va pouvoir tenir ainsi", souffle un conseiller ministériel interrogé par le journal, qui constate que l’épidémie se fait "plus nerveuse". Face à cet "équilibre, certes précaire, certes difficile", a dit hier le premier ministre Jean Castex, l’exécutif s’en tient pour l’heure à sa "stratégie de territorialisation" : en clair, un traitement au cas par cas. Ce matin, un nouveau conseil de défense soit examiner la situation dans les 20 départements placés sous surveillance renforcée la semaine dernière (dont ceux de l’Ile-de-France). »

Différentes options, qui peuvent être cumulatives ou non, sont sur la table, pointe Le Parisien : « un confinement le week-end avec une autorisation de sortie d’une heure et dans un rayon de 5 km en plus du couvre-feu à 18 h en semaine, la fermeture des parcs et jardins ou celle des commerces non-alimentaires de plus de 5.000 m2 et des étals non-alimentaires des marchés extérieurs. »

Le journal précise encore qu’« au gouvernement, rien n’est encore acté. » Des décisions pourraient tomber donc ce mercredi à l’issue du conseil de défense.

Les Parisiens confinés le week-end prochain ?

Pour sa part, Libération croit savoir qu’on s’oriente vers un confinement le week-end… à Paris. « C’est la piste privilégiée qu’ont présentée avant-hier lundi à Anne Hidalgo et à son équipe rapprochée le directeur de l’agence régionale de santé d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, et le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. (…) De fait, poursuit Libération, le gouvernement confirme cette ligne, un ministre affirmant que si les courbes de la pandémie continuent de grimper, "il n’y a pas d’autre solution" qu’un nouveau confinement, la piste du week-end tenant la corde sur un confinement total. Car depuis le déconfinement du 11 mai, tous les décideurs ont une obsession en tête : éviter la fermeture des écoles. L’exécutif attend donc les derniers chiffres quotidiens de Santé publique France, qui devaient être publiés hier soir à la veille du Conseil de défense sanitaire hebdomadaire, pour trancher définitivement. »

Sarkozy : « je ne peux accepter d’avoir été condamné pour ce que je n’ai pas fait »

À la Une également, Sarkozy contre-attaque… Dans une interview au Figaro ce matin, l’ancien chef de l’État, condamné avant-hier lundi par le tribunal correctionnel à trois de prison dont deux ferme pour corruption et trafic d’influence, affiche sa détermination et sa combativité en vue du procès en appel. « Ce qui s’est passé hier, affirme l’ancien président, constitue une profonde injustice que personne ne pourrait admettre. Je ne peux en effet accepter d’avoir été condamné pour ce que je n’ai pas fait. (…) Le jugement ne fait pas état de preuves, poursuit Nicolas Sarkozy, mais d’un "faisceau d’indices". J’affirme que pour condamner, dans un État de droit, il faut des preuves. Et des preuves, il n’y en a pas dans ce dossier.  »

Rappelons que l’ancien président a fait appel du jugement.

La monnaie de sa pièce ?

Pour le quotidien, Le Monde, Nicolas Sarkozy est tombé  « dans le piège de la surenchère » : « quelque chose de très politique se jouait à travers ce procès, pointe le quotidien du soir : l’affirmation de l’autorité des juges face à un ancien président de la République qui n’a cessé de chercher à les discréditer. (…) À chaque fois qu’il s’est trouvé acculé, Nicolas Sarkozy a cherché à galvaniser ses troupes contre les juges, ce qui était une façon de se réarmer politiquement. Aujourd’hui, relève encore Le Monde, il récolte la monnaie de sa pièce et doit s’interroger sur l’opportunité de poursuivre cette surenchère de nature populiste, qui est non seulement devenue un piège pour lui mais un risque pour le pays. »

Le gouvernement bien discret…

Enfin, L’Humanité pointe le silence du gouvernement dans cette affaire… « Un ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti aux abonnés absents devant les attaques actuelles contre l’institution judiciaire. Emmanuel Macron qui n’est guère plus bavard. "Le plus inquiétant, souligne Sarah Massoud, du Syndicat de la magistrature, c’est le silence des garants de l’État de droit". Sarah Massoud qui rappelle que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a, à rebours de la décision de justice, cru bon apporter son "soutien amical" à Nicolas Sarkozy. »

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