Revue de presse française

À la Une: Notre-Dame, deux ans après

Audio 04:37
Sur le chantier de Notre-Dame, deux ans après l'incendie. 19 février 2021
Sur le chantier de Notre-Dame, deux ans après l'incendie. 19 février 2021 © RFI/Lucile Gimberg

Publicité

« Une visite de chantier lourde de symboles, pointe Le Parisien. Ce jeudi, Emmanuel Macron retourne dans la cathédrale Notre-Dame meurtrie voilà deux ans par un terrible incendie. Sur les planchers hauts et les voûtes du choeur, Emmanuel Macron va constater l’avancement des travaux. Deux ans après le drame. C’était le 15 avril 2019. »

Le chef de l’État a livré quelques propos au Parisien : « "Nous tiendrons et nous allons rebâtir", dit-il. "L’engagement de 2024 sera tenu", promet-il avec assurance. Une borne que ses détracteurs estiment toujours irréaliste. L’hôte de l’Elysée, lui, persiste et signe, en vantant le savoir-faire des artisans. "Pour moi, la grande fierté c’est de se dire que dans ce chantier, c’est la France entière qui est mobilisée". »

La cathédrale rendue au culte en 2024

Où en est le chantier ? Réponse dans Le Figaro du général Jean-Louis Georgelin, le président de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame : « la phase de sécurisation est en train de s’achever, affirme-t-il. La cathédrale est désormais solide sur ses pieds, et prête pour la phase de restauration, c’est-à-dire pour la reconstruction des parties détruites par l’incendie, essentiellement la flèche, la charpente, le grand comble et la réparation des dégâts causés par le plomb fondu. (…) Cette nouvelle phase va nous amener jusqu’à 2024, confirme le général Georgelin, date à laquelle nous nous sommes engagés à rendre la cathédrale au culte. Mais à cette date, les travaux ne s’arrêteront pas pour autant. Depuis sa création en 1163, la cathédrale est en chantier permanent. Au moment de l’incendie, elle était d’ailleurs en travaux. Au-delà de la restauration des parties détruites par l’incendie, il faudra donc poursuivre les chantiers. »

Covid-19 : pari tenu pour cet été ?

On reste avec Le Figaro et cette question en première page : « Vaccination : la France tiendra-t-elle ses objectifs ? »

Car « les difficultés s’accumulent » : restriction d’utilisation du vaccin AstraZeneca, suspension du Johnson & Johnson… Toutefois, estime Le Figaro, « ces contretemps ne devraient pas chambouler le déroulement de la campagne vaccinale en France. D’autant plus que cette mauvaise nouvelle devrait être contrebalancée avec l’augmentation dès avril des livraisons de Pfizer/BioNTech, à hauteur de 50 millions de doses. La France devrait ainsi bénéficier de 7 millions de doses supplémentaires d’ici juin. (…) À court terme, le gouvernement envisage ainsi d’atteindre les 20 millions de primo-injections à la mi-mai et les 30 millions à la mi-juin. Des objectifs qui semblent toujours atteignables, puisque plus de 11 millions de Français ont déjà reçu une première injection et le rythme s’accélère. »

100.000 morts en France

Reste que la barre des 100.000 morts a été désormais été atteinte en France… C’est ce que constate Le Monde : « la France devient, ces jours-ci, le huitième pays à franchir le seuil des 100.000 morts du Covid-19, le quatrième en Europe après le Royaume-Uni, l’Italie et la Russie. Mais ni cette hiérarchie du désastre ni ce chiffre glacial, aussi symbolique soit-il, ne pourront rendre compte de la détresse des disparitions isolées, de la douleur des deuils à distance. »

Et, poursuit Le Monde, « il suffit de regarder, ces jours-ci, le Brésil ployer sous l’impéritie de ses dirigeants, le nombre de ses morts s’allonger au-delà du soutenable, pour en être convaincu : laissé hors de contrôle, le SARS-CoV-2 aurait frappé bien plus largement que les 3 millions de personnes qu’il a tuées sur la planète, et les 136 millions qu’il a rendues malades, parfois avec des formes aussi longues que sévères. »

Catastrophe nationale au Brésil

« La tragédie brésilienne », titre Libération en Une. « 4.000 morts par jour ; des hôpitaux au bord de l’effondrement ; le plus grand nombre de décès au monde cette semaine, trois fois plus qu’aux États-Unis ; et comme un accident nucléaire provoquant des réactions incontrôlées, une chaîne de mutations d’un virus qui pourraient tenir tête aux vaccins, qui de toute façon sont inaccessibles à la population générale. Derrière la catastrophe nationale au Brésil, pointe Libération, il y a un homme, son président élu Jair Bolsonaro, personnification extrême du populisme de droite qui consistait jusqu’à il y a quelques mois à relativiser la pandémie du Covid-19, puis à ridiculiser les porteurs de masque, et enfin à douter de l’urgence de la vaccination. Et 358.000 morts plus tard, il est trop tard, soupire le journal : le Brésil est devenu un paria au niveau mondial, perçu comme une usine géante de variants inconnus dirigée par un irresponsable. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail