Revue de presse internationale

À la Une: Navalny défie Poutine

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Des dizaines de milliers de personnes à Moscou et dans toute la Russie se sont mobilisées en soutien à l'opposant Alexeï Navalny, le 23 janvier 2021.
Des dizaines de milliers de personnes à Moscou et dans toute la Russie se sont mobilisées en soutien à l'opposant Alexeï Navalny, le 23 janvier 2021. AP - Pavel Golovkin

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Du Wall Street Journal au Süddeutsche Zeitung, les mêmes images de ces manifestations violentes en Russie, le week-end dernier.

« Une vague de protestations comme le pays n'en a pas vu depuis des années, note le Süddeutsche Zeitung qui explique que, la vague a déferlé de Magadan dans le Pacifique Nord,  à Kaliningrad dans la mer Baltique ». « Dans plus de 123 villes et à travers 10 fuseaux horaires les Russes ont manifesté contre Vladimir Poutine ».

Et plus encore que l'incarcération d'Alexeï Navalny, c'est la vidéo que l'opposant a mis en ligne et qui révélerait « l'existence d'un palais secret de Poutine, à plus d'un milliard de dollars sur les bords de la mer Noire qui a mis le feu aux poudres », souligne le quotidien allemand .

 « Les gens sont fatigués de ce régime autoritaire, du chaos et de la corruption », explique un militant sibérien dans le New York Times. Le quotidien américain  cite également l'analyste indépendante russe Tatiana Stanovaya pour qui « il s'agit  d'une véritable révolution », et l'analyste de prédire « une longue période de confrontation entre l'opposition et les autorités, à l'issue bien incertaine ». Sentiment partagé par le quotidien suisse Le Temps pour qui « le pouvoir russe voit sa marge de manœuvre rétrécir. Il lui reste soit à paraître affaibli, soit à risquer l'escalade par une répression accrue ».

L'Occident hausse le ton face à la Russie

La répression des manifestations a été vivement condamnée par Washington et les pays européens. Mais le président polonais Andrzej Duda veut aller plus loin et réclame de véritables sanctions. « Si on veut imposer le respect du droit international, la seule manière de le faire sans fusils, ni canons ni bombes est de le faire via des sanctions », explique-t-il ce matin dans une interview au  Financial Times, et ce à quelques heures d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27.

La chute du « El Chapo » asiatique

Il s'appelle Tse Chi Lop, c'est un Sino-Canadien de 56 ans, surnommé le « El Chapo d'Asie » en référence au célèbre baron de la drogue mexicain, explique le quotidien australien The Age, qui raconte dans le détail les longues années de traque de ce milliardaire qui se jouait des polices du monde entier, et qui a donc finalement été arrêté le week-end dernier à l'aéroport d'Amsterdam suite à une note d'Interpol émise par la police fédérale australienne. 

Canberra fait désormais pression pour obtenir son extradition et conduire son procès. Et pour cause souligne de son côté le New York Times « le syndicat de la drogue qu'il dirige serait responsable de 70% des drogues qui parviennent en Australie, notamment la méthamphétamine qui a ravagé les zones rurales ». Le quotidien américain fait également valoir que sa mainmise sur le marché asiatique de la drogue lui rapportait quelques «17 milliards de dollars par an », et que « pour accroître la demande et la distribution, monsieur Tse cachait de la drogue dans des cargaisons de thé et avait fait cette promesse à ses clients selon laquelle toute livraison interceptée par la police serait remplacée sans frais supplémentaire ».

Les Japonais ne veulent plus des Jeux Olympiques à Tokyo

À six mois de l'ouverture prévue des JO, déjà repoussés d'un an en raison de la pandémie, 70% des Japonais souhaitent aujourd'hui que les Jeux de Tokyo soient « annulés ou repoussés », selon un sondage publié dans le Japan Times. Une grande majorité redoute que l'afflux de touristes venus du monde entier n'entraîne « une nouvelle propagation incontrôlable du virus ».

Pas de quoi faire douter le CIO pour qui « il n'y a pas de plan B », les jeux doivent se tenir, rapporte de son côté le quotidien El Pais qui titre en Une sur « la mise sous bulle des Jeux Olympiques », afin de garantir une protection maximale contre le coronavirus.

Le journal espagnol relaye néanmoins les nombreuses interrogations du catalan Pere Miro, le directeur général adjoint du CIO, qui se demande si le gouvernement japonais « pourrait exiger une vaccination obligatoire des athlètes mais également de toute personne se rendant aux Jeux », à défaut souligne-t-il « quelles seraient les précautions à prendre ? ». « Le CIO travaille sur ces scénarios mais sans réponse concrète », note El Pais qui cite encore le problème non résolu de la fréquentation des stades par le public, ou bien encore la présence des journalistes. Seule certitude, celle des chiffres : « des JO sans spectateurs entraînerait une perte directe de 3 milliards d'euros », fait valoir le quotidien espagnol. 

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