Revue de presse internationale

À la Une: Pékin s'apprête à changer le système électoral de Hong Kong

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Le président chinois Xi Jinping en mai 2020, à l'issue de la session de clôture de l'Assemblée populaire nationale.
Le président chinois Xi Jinping en mai 2020, à l'issue de la session de clôture de l'Assemblée populaire nationale. © Mark Schiefelbein/AP

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L'info fait la Une de la presse asiatique, à commencer par le journal de Hong Kong le South China Morning Post qui explique que Pékin planche sur une révision « fondamentale » des systèmes administratif et électoral de la ville afin de garantir : « Que seuls les patriotes occupent les postes clefs du gouvernement hongkongais ». « Le projet de loi qui sera étudié début mars prévoit ainsi, souligne le quotidien, que les élus prêtent et maintiennent un serment de loyauté envers Hong Kong et Pékin », sous peine « de disqualification et d'interdiction de se représenter pendant 5 ans ». Comme l'a expliqué hier le plus haut responsable chinois de Hong Kong, Erik Tsang :  « On ne peut pas dire, je suis patriote, mais je ne respecte pas le fait que c'est le parti communiste chinois qui dirige le pays ».

Un projet de loi qui inquiète l'ensemble de l'Asie et le monde occidental

L'objectif de ce projet de loi est clairement « d'éliminer les candidats que le parti communiste juge déloyaux », souligne le New York Times qui dénonce la volonté de Pékin « d'empêcher les défenseurs de la démocratie hongkongais de se présenter aux élections ». « Un an après l'imposition par Pékin d'une loi de sécurité nationale », ajoute de son côté le Guardian « c'est un signal clair que la Chine a l'intention de ne plus supporter les voix dissidentes »; le Guardian qui rappelle que « l'ex-colonie britannique a été rétrocédée à la Chine il y a 23 ans avec la promesse qu'elle pourrait maintenir ses propres droits et libertés pendant 50 ans ». « C'est une mesure de plus pour éradiquer la dissidence », juge également de son côté le Japan Times, alors que The Australian souligne que « des milliers de Hongkongais inquiets du contrôle accru de Pékin ont déjà commencé à fuir vers le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada ».

Au Qatar, le lourd bilan de la Coupe du monde 2022

6 500 travailleurs migrants sont morts depuis l'attribution de la Coupe du monde au Qatar. C'est un « chiffre choquant », souligne le Guardian qui a révélé hier cette information au terme d'une longue enquête. « Au cours des 10 dernières années, affirme ainsi le quotidien depuis que le Qatar a remporté l'organisation de la Coupe du monde de Football, ce sont donc au moins 6 500 travailleurs originaires d'Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka qui sont morts au Qatar. Alors que le pays s'est lancé "dans un programme de construction sans précédent, des stades, des infrastructures pour préparer le tournoi de 2022". Autant de chantiers sur lesquels sont employés ces travailleurs migrants. »

Le Guardian qui explique que ce chiffre terrible est sans doute en dessous de la réalité « les Philippines et le Kenya d'où proviennent également bon nombre d'ouvriers, ne tenant pas de registre fiable sur les décès de leurs ressortissants ». « Chaleur, électrocution, chutes », les conditions de travail et de vie de ces travailleurs migrants ont déjà été dénoncées, mais selon le Qatar, « la plupart des travailleurs étrangers sont morts de causes naturelles ». Le Guardian cite également un porte-parole de la Fifa pour qui « tout est fait pour assurer la sécurité des ouvriers ». La Fifa qui « affirme également, sans preuve, souligne le quotidien, que la fréquence des accidents sur les chantiers de la Coupe du monde a été faible par rapport à d'autres grands projets de construction dans le monde. »

L'accident de voiture de Tiger Woods

Une photo d'épave complètement fracassée, retournée dans un fossé, c'est tout ce qu'il reste de la voiture de la superstar du golf Tiger Woods, victime hier d'un grave accident de la route à Los Angeles et qui a été très sévèrement blessé aux jambes. L'info fait la Une de la presse mondiale qui se pose également la même question sur « l'avenir désormais de sa carrière ». « Un nouvel épisode dévastateur pour le plus grand golfeur de sa génération », souligne ainsi le New York Times. Le quotidien note que Tiger Woods, 45 ans, a déjà subi de nombreuses opérations ces dernières années « 5 opérations du dos et 3 du genou ». Ce nouvel accident pourrait le priver de participer aux Masters d'avril prochain, souligne la presse. Même si, les quotidiens sont unanimes à souligner que « Tiger Woods est un sportif à part », « un survivant », dit la presse sportive américaine, « qui vient d'échapper miraculeusement à la mort ». Tout en rappelant sa « résurrection en 2019 » quand après une décennie de contre-performance, il avait brillamment remporté les Masters.

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