Revue de presse internationale

À la Une: premières sanctions contre la Russie, premier avertissement de Biden à Poutine

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De premières sanctions américaines contre une douzaine de hauts fonctionnaires russes ont été annoncées par l'administration américaine. Elles font suite à l'empoisonnement de l'opposant Alaxeï Navalny.
De premières sanctions américaines contre une douzaine de hauts fonctionnaires russes ont été annoncées par l'administration américaine. Elles font suite à l'empoisonnement de l'opposant Alaxeï Navalny. Handout Moscow's Babushkinsky district court press service/AFP

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La presse salue l'action conjointe de l'Europe et des États-Unis contre la Russie « qui ont uni leurs forces pour riposter contre le Kremlin », se félicite El Pais « une synchronisation entre Washington et Bruxelles qui avait été perdue durant les quatre années du mandat de Donald Trump ». Et le quotidien espagnol de détailler les sanctions contre une douzaine de hauts fonctionnaires russes, « des sanctions [certes] limitées et ciblées », souligne El Pais expliquant que « Biden n'a pas pris de mesures contre Poutine lui-même ou les oligarques qui soutiennent le régime, afin de freiner une escalade de la tension ».

« Des sanctions largement symboliques », note également de son côté le Washington Post, mais qui constituent « un signal fort de l'administration Biden. Six semaines après sa prise de fonction, le président américain ne cherche pas à rétablir ses relations avec la Russie comme l'avait fait ses prédécesseurs, souligne le Post, mais met en garde Poutine contre les violations des droits de l'homme et les efforts de déstabilisation de l'Europe ».

Pour le New York Times, ces premières sanctions ne sont d'ailleurs « qu'une étape alors que Washington examine déjà d'autres mesures contre le Kremlin ». « Le test pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines, estime le quotidien, lorsque l'administration devrait annoncer sa réponse à la cyberattaque de SolarWinds ». Des pirates informatiques russes sont soupçonnés d'avoir infiltré neuf agences gouvernementales et plus de 100 entreprises américaines, volant des données et installant des « portes dérobées » dans leurs réseaux informatiques.

Le Royaume-Uni accusé de ne pas avoir transmis à l’UE des milliers de condamnations

C'est un scoop à la Une du Guardian, qui révèle que le Royaume-Uni n'a pas informé les pays de l'UE de milliers de condamnations, « près de 113 000 condamnations n'ont pas été transmises sur une période de 8 ans », détaille le quotidien avec parmi elles « 109 tueurs, 81 violeurs qui  n'ont (donc) pas été signalés à leur pays d'origine en Europe ».

Le Guardian met en avant « une panne informatique massive et une dissimulation » du ministère de l'intérieur britannique qui pourraient « avoir mis des vies en danger » en laissant les pays européens « potentiellement aveugles quant à savoir si les personnes condamnées pour des crimes au Royaume-Uni étaient rentrées depuis lors dans leur propre pays ».

Un scandale « d'autant plus embarrassant », fait encore valoir le Guardian « après le Brexit et la perte d'accès aux bases de données de l'UE, alors que les forces de polices britannique comptent souvent sur la bonne volonté pour continuer à coopérer en matière de partage d'informations ».

Un député chinois propose l’interdiction à vie des artistes qui prennent de la drogue

Une proposition qui pourrait être étudiée dès la fin de la semaine lors de la grande session parlementaire, explique le Global Times, qui souligne qu'il y a plus de deux millions de consommateurs de drogue en Chine parmi lesquelles « les expatriés, les étudiants étrangers et les artistes ». Cité par le quotidien nationaliste, le député Zhu estime « que les célébrités qui prennent de la drogue donnent le mauvais exemple et affecte la santé psychologique des jeunes qui constituent le principal public des spectacles ». Une interdiction à vie de ces artistes « pourrait freiner l'augmentation de l'abus de drogues dans l'industrie du divertissement », estime dès lors le parlementaire chinois.

La Chine n'a pour l'heure « pas de loi concernant les restrictions d'emplois des artistes drogués », souligne encore le Global Times, qui précise que certaines villes chinoises comme « Shanghaï ont déjà mis en place des réglementations pour limiter l'accès de ces délinquants au marché culturel ».

Des chercheurs lisent une lettre scellée depuis le XVIIème siècle, sans même l'ouvrir

Une première mondiale, s'enthousiasme la presse, du Guardian au New York Times, qui expliquent que « grâce à des algorithmes informatiques et à un scanner à rayons X utilisé en santé dentaire », une équipe de chercheurs internationale a réussi « à lire sans l'ouvrir  le contenu d'une lettre scellée en 1697, à l'époque de la Renaissance ». Cette technique qui s'appelle le « unlocking », le dépliage virtuel, pourrait également être utilisée dans de très nombreux domaines. « Pour surveiller la santé des os chez les personnes atteintes d'ostéoporose ou bien encore pour vérifier les défauts des parachutes non déployés. Le potentiel d'applications est énorme ». Quant au contenu de la fameuse lettre scellée, il s'agissait d'une demande d'acte de décès écrite par un Français nommé Jacques Sennacques, une lettre adressée à un commerçant des Pays-Bas.

 

 

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