Revue de presse internationale

À la Une: la vaccination avec AstraZeneca reprend en Europe

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La vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca a repris en Europe vendredi 19 mars.
La vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca a repris en Europe vendredi 19 mars. © REUTERS - BENOIT TESSIER

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« AstraZeneca est un vaccin sûr et efficace », a donc tranché l'Agence européenne du médicament après les doutes soulevés sur son innocuité et sa suspension dans de nombreux pays européens. Et la nouvelle s'affiche en Une d'une grande partie de la presse dans le monde.

À commencer par la presse britannique qui n'a pas le triomphe modeste, moquant comme le fait le Daily Telegraph « le principe de précaution des Européens » ou bien encore soulignant « comment [désormais] l'Allemagne, la France et l'Italie s'empressent de reprendre l'utilisation du vaccin d'Oxford-AstraZeneca », titre le Times, à l'instar du Wall Street Journal.

« Le vaccin est considéré comme sûr, mais les gens en voudront-ils ? », s'interroge toutefois le quotidien américain. Préoccupation partagée par Die Welt pour qui « les problèmes ne font que commencer ». Le journal allemand pointe qu'il n'y a pas « de retour à la case départ avec AstraZeneca », alors que le vaccin « a subi une importante perte de confiance ». Et L'Allemagne, explique Die Welt, devrait confier le plus possible la responsabilité des vaccinations « aux médecins généralistes qui ont une relation plus proche des patients », les seuls à mêmes de rétablir une « relation de confiance ».

« La suspension des vaccinations avec AstraZeneca doit être considérée comme un accident de parcours », estime de son côté La Repubblica, qui explique que les chefs d'États européens doivent maintenant aller de l'avant et vite, alors que la troisième vague de la pandémie menace. Le quotidien italien met en avant « la formule gagnante, celle des Américains », qu'il résume à « une piqûre dans le bras, et un chèque dans la poche ». Voilà « un langage de responsabilité, qui répond à la demande de sécurité des citoyens », souligne La Repubblica.

Escalade verbale entre Washington et Moscou

« Le conflit entre Poutine et Biden s'intensifie », titre le Guardian, qui rapporte la dernière « passe d'armes verbale » entre les deux présidents après que Biden a accusé Poutine « d'être un tueur ». « C'est celui qui le dit qui l'est », s'est froidement moqué le président russe, souligne le quotidien britannique, « sous-entendant que Biden lui-même était un tueur ». « Du bombardement atomique du Japon au massacre des Amérindiens en passant par l'esclavage, Poutine a tenté de renvoyer Biden à l'histoire trouble des États-Unis », analyse de son côté El Pais, qui note que le président russe assure néanmoins « que la Russie continuera à travailler avec Washington », et qu'il souhaite « un entretien téléphonique avec Biden » dans les prochains jours.

Pour le New York Times, les accusations de Biden ont juste offert  « une nouvelle occasion à Vladimir Poutine de mettre en exergue sa confrontation avec l'Occident », « un outil utile pour sa propre opinion publique, estime le quotidien américain, à l'heure où le mécontentement s'amplifie en Russie du fait d'une économie stagnante et de la corruption du pouvoir ». De son côté, le Washington Post souligne « que l'escalade des tensions avec l'Occident a souvent accompagné les mesures de répression intérieures du Kremlin, qui prétend que les États-Unis soutiennent l'opposition russe pour affaiblir Poutine ».

L'Espagne, 5e pays du monde à légaliser l'euthanasie

Plus d'un an après le début du débat parlementaire, « le Congrès a définitivement approuvé la loi sur l'euthanasie, à une large majorité », titre La Vanguardia, qui souligne que la loi « entrera en vigueur dans 3 mois », pour les personnes qui souffrent d'une « maladie rare et incurable » avec une « souffrance constante et intolérable ». « L'Espagne rejoint ainsi les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et le Canada », se félicite de son côté El Pais, qui cite le ministre espagnol de la Santé, pour qui cette loi rend « la société plus juste et plus décente, soucieuse de prévenir la souffrance de tous ».

Principaux opposants à la légalisation de l'euthanasie, le PP, le parti populaire, et Vox, le parti d'extrême droite, déplorent de leur côté « que le gouvernement ait choisi la mort au lieu des soins ». Vox, souligne El Pais, « entend faire appel de la loi devant la Cour constitutionnelle ».

Une infestation de souris décime les cultures de l'Est australien

« C'est une vraie vision d'horreur », comme le dit l'une des présentatrices télé australienne, devant les images de ces millions de souris grouillant partout « dans les rues, dans les champs, mais également dans les maisons, les hôtels et même dans les hôpitaux ». « Trois patients de Nouvelle-Galles du Sud ont ainsi été mordus par des souris sur leur lit d'hôpital », rapporte le Guardian « malgré les pièges, les répulsifs, les jointages des portes et des fenêtres ». Rien n'y fait, tout l'Est rural du pays est « inondé » par les rongeurs qui déciment « les cultures, détruisent le foin et envahissent les silos ». Un « fléau absolu » « une véritable peste », dénoncent les agriculteurs australiens, qui chiffrent les pertes de récolte en millions de dollars.   

 

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