Revue de presse internationale

À la Une: le rapport «décevant» de l'OMS sur les origines du Covid-19

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L'équipe de l'OMS chargée d'enquêter sur les origines du Covid-19, à leur arrivée à l'aéroport de Wuhan, le 10 février 2021.
L'équipe de l'OMS chargée d'enquêter sur les origines du Covid-19, à leur arrivée à l'aéroport de Wuhan, le 10 février 2021. © REUTERS - ALY SONG

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« L'incertitude sur l'origine du virus demeure totale », titre le quotidien suisse Le Temps à l'instar d'une grande partie de la presse internationale qui ne cache pas sa déception après avoir eu accès au rapport qui a fuité dès hier - bien avant sa présentation mardi après-midi au siège de l'OMS.

« Tout ça pour ça », se désole Le Soir qui souligne qu'après 27 jours d'enquête en Chine, les experts de l'OMS ne se prononcent ni « sur le lieu où a débuté la pandémie, ni sur les animaux qui ont pu transmettre le virus ». « Vison, pangolin, lapin, civette, chien, chat ou bien encore blaireau-furet », les candidats-hôtes ne manquent pas -raille encore le journal belge mais « l'OMS ne tranche pas ». 

« Les origines du virus restent floues », abonde le New York Times qui pointe l'ombre de la Chine qui a « tenté de détourner à plusieurs reprises l'enquête à son avantage ». Le quotidien américain émet notamment des doutes sur l'une des conclusions du rapport qui « rejette comme extrêmement improbable » la possibilité que le virus ait émergé d'un laboratoire chinois. Des doutes partagés par la quasi-totalité de la presse, à l'exception bien sûr de la presse d'État chinoise qui s'en félicite, elle, bruyamment et insiste également sur le fait que le rapport de l'OMS « n'exclut pas que le virus ait pu émerger en dehors de la Chine ». 

« Nous ne trouverons peut-être jamais les véritables origines », estime un expert dans le New York Times, qui souligne qu'il est peu probable que la Chine accepte « une nouvelle étude indépendante sur son sol ».

La Chine resserre son emprise sur le système électoral de Hong Kong

Les dirigeants chinois ont approuvé « une révision radicale du système électoral », explique le Guardian « afin que la ville soit gouvernée par les seuls patriotes », fidèles à Pékin et au PC chinois. « C'est la dernière mesure en date pour étouffer le mouvement démocratique de Hong Kong, après la loi sur la sécurité nationale », commente le quotidien britannique qui rappelle « les dizaines de militants actuellement poursuivis ou emprisonnés ». Avec la répression contre les Ouïghours, note encore le Guardian, « le dépérissement des libertés démocratiques de Hong Kong est l'un des principaux fronts qui s'ouvre entre l'Occident et la Chine ».

Un bras de fer que Pékin ne semble pas redouter, bien au contraire. Commentaire de la presse d'État chinoise ce matin : « sous la pression extérieure, le gouvernement central n'a jamais montré aucun signe de recul », note le Global Times pour qui les sanctions imposées par les pays occidentaux sont « une lutte désespérée et qui s'avèrera inutile ».

La justice américaine sous pression alors que s’ouvre le procès de Derek Chauvin

Notamment après la diffusion hier de la vidéo des derniers instants de George Floyd, étouffé sous le genou du policier Derek Chauvin. « Le monde a vu les dernières minutes de George Floyd. Il verra maintenant s'il obtient justice », prévient ainsi l'éditorialiste du Washington Post qui estime que cette vidéo a « révolutionné la réflexion de la société américaine sur la race et la justice ». « Sous le slogan "Black Lives Matter", des millions de personnes à travers le pays et dans le monde sont descendues dans la rue», note-t-il encore, en rappelant que « le système de justice pénale américain est lui aussi en procès, et que le monde entier regarde ». Voilà qui préoccupe l'éditorialiste du TagesSpiegel qui se demande « quelle peine pourra calmer une Amérique troublée ? 10, 25, 40 ans? Et le policier doit-il aussi être reconnu coupable d'être raciste ? », s'interroge l'éditorialiste allemand qui s'inquiète « qu'au final, trop de gens seront déçus ».

Un mafieux italien, en fuite, rattrapé par sa passion pour la cuisine

Cela faisait 7 ans qu'il menait une vie tranquille à Boca Chica en République dominicaine, -nous dit le Guardian- et cela aurait pu durer encore longtemps si ce mafieux de la N'Drangheta calabraise n'avait pas succombé au plaisir de partager sa passion pour la cuisine italienne. Il a ainsi posté sur YouTube un tuto culinaire, où il a pris soin de ne pas montrer son visage mais où on voit clairement ses tatouages. Suffisamment distinctifs pour que la police l'identifie et vienne donc l'arrêter, non pas pour sa cuisine mais pour trafic de cocaïne.

 

 

 

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