Revue de presse internationale

À la Une: le doute s’installe après les nouveaux revers du vaccin d'AstraZeneca

Audio 04:58
La défiance grandit contre le vaccin AstraZeneca.
La défiance grandit contre le vaccin AstraZeneca. © JOEL SAGET AFP

Publicité

Les déboires d'AstraZeneca s'affichent en Une de la presse internationale, qui s'interroge sur le risque grandissant de perte de confiance envers le vaccin anglo-suédois. Il vient donc de subir « un double coup dur», explique le Wall Street Journal; (déjà) l'Agence européenne du médicament a confirmé  le lien avec un risque de thrombose, rarissime certes mais existant, et dans la foulée la Grande-Bretagne a décidé suspendre la vaccination des moins de 30 ans avec ce vaccin.

« Un changement abrupt de stratégie », commente le Financial Times, « une correction de trajectoire qui pourrait entamer la confiance bien au-delà du Royaume-Uni » , s'inquiète le Guardian qui rappelle que de nombreux pays européens ont déjà pris des mesures « la France, l'Allemagne et l'Espagne restreignent déjà l'utilisation du vaccin aux plus de 55 ans ou de 60 ans, tandis que les Pays-Bas et une grande partie de la Scandinavie l'ont totalement suspendu », écrit le Guardian qui redoute donc que « le changement de stratégie britannique n'entraîne un impact disproportionné sur la confiance envers un vaccin qui pourrait sauver des vies notamment dans des régions du monde privées de vaccin ».

Sentiment partagé par le New York Times, qui rapporte le « malaise » lié aux nouveaux revers subis par AstraZeneca et s'inquiète pour l'avenir de ce vaccin « le plus utilisé dans le monde, beaucoup moins cher et plus facile à stocker que d'autres, et qui pourrait permettre de vacciner 1 personne sur 5 dans le monde ».

 La méfiance gagne du terrain

« L'Australie pèse désormais ses options après avoir misé gros sur AstraZeneca », titre le Wall Street Journal qui explique que Canberra a demandé « aux organismes de réglementation du pays d'examiner en urgence les conclusions de l'Europe sur le "lien" plausible entre le vaccin et les problèmes de thromboses ». Parallèlement à Hong Kong, « les experts exhortent le gouvernement à annuler la commande de 7, 5 millions de vaccins AstraZeneca », souligne en Une le South China Morning Post « en raison des préoccupations croissantes en matière de sécurité ».

« Sofagate » : l'affront du président turc à la présidente de la Commission de l’UE

Autrement appelé le « Sofagate » sur les réseaux sociaux, la grosse polémique secoue également Bruxelles après la visite mardi des deux chefs de l'exécutif européen à Ankara et la fameuse scène où seul Charles Michel le président du Conseil européen se voit offrir une chaise auprès du président turc, Ursula von der Leyen étant elle remisée sur un sofa. « Deux hommes et un couffin : scandale macho à Ankara », titre le quotidien belge Le Soir. « La diplomatie européenne trébuche sur une chaise », estime de son côté l'éditorialiste du journal suisse Le Temps, qui souligne « qu’au-delà de la violence symbolique que recèle cette discrimination ostentatoire, elle intervient dans un pays qui vient de se retirer de la Convention d'Istanbul contre la violence à l'égard des femmes ». Pour le New York Times, cet incident reflète également « l'incapacité de l'Union européenne à forger un front uni face à la Turquie », car près tout insiste le quotidien américain « Charles Michel aurait pu renverser la situation en offrant son siège à Ursula von der Leyen ». Il ne l'a pas fait et la presse belge tire aujourd'hui à boulets rouges contre  l'ancien Premier ministre du pays « un mufle » pour certains, d'autres souligne Le Soir accusent « sa prétention, qui l'aurait fait tomber dans un piège islamo-conservateur tendu par Erdogan ».

La santé d'Alexeï Navalny se détériore encore

De nombreux quotidiens rapportent les propos inquiétants des avocats de l'opposant russe incarcéré et en grève de la faim depuis le 31 mars dernier. Alexeï Navalny souffrirait « d'une double hernie discale et d'une perte de sensibilité dans les mains », écrit le Washington Post « il aurait également perdu beaucoup de poids », et a du être transféré dans le service des malades de la prison « en raison de troubles respiratoires ». Le Post souligne également que les autorités pénitentiaires « refusent qu'un médecin extérieur vienne examiner Navalny ».

La reine d'Angleterre va ouvrir son jardin de Buckingham aux pique-niques

Du jamais vu dans le royaume, la reine Elizabeth a décidé d'ouvrir les jardins de Buckingham Palace aux visiteurs cet été qui « pourront y venir pique-niquer de juillet à septembre », nous informe le Guardian, qui explique que le château lui, restera fermé pour cause de pandémie pour la 2ème année consécutive. Mais avant d'aller étendre votre nappe sur les pelouses fleuries de Buckingham, sachez encore que l'entrée sera payante.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail