Revue de presse internationale

À la Une: séisme politique en Espagne après le triomphe de la droite aux régionales à Madrid

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Les partisans de la figure montante de la droite espagnole, Isabel Diaz Ayuso, sont rassemblés pour célébrer sa victoire aux élections régionales, à Madrid, le 4 mai 2021.
Les partisans de la figure montante de la droite espagnole, Isabel Diaz Ayuso, sont rassemblés pour célébrer sa victoire aux élections régionales, à Madrid, le 4 mai 2021. © AP/Bernat Armangue

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La presse européenne à l’instar du journal britannique le Guardian ou bien de l’allemand Die Welt saluent « l’impressionnante victoire électorale des conservateurs à Madrid », une victoire, expliquent-ils qui sonne comme « un avertissement » très clair lancé au gouvernement de gauche du président Sanchez, complètement défait lors de ce scrutin régional, à 2 ans des prochaines élections nationales. Grande gagnante et figure montante de la droite espagnole, Isabel Diaz Ayuso, 42 ans, « assomme Sanchez et met fin à la carrière de Pablo Iglesias », le chef de Podemos, titre El Mundo. C’est « le début de la fin pour Sanchez », annonce de son côté La Vanguardia reprenant les mots des dirigeants du Parti populaire « en pleine euphorie » de reconquête, écrit encore le quotidien catalan. Pour El Pais, « Ayuso a déclenché un véritable séisme politique ».

Le journal madrilène pointe « que le succès des approches ultra-libérales et démagogiques d’Ayuso, ainsi que la résistance de l’extrême droite Vox et la disparition du centre droit Ciudadanos », constituent un « net virage à droite du centre de gravité du bloc conservateur ». Et « c’est une évolution peu encourageante pour les partisans d’une politique pragmatique et de dialogue », se désole El Pais, qui à l’instar de l’ensemble de la presse espagnole souligne que « le PP devrait faire alliance avec l’extrême droite Vox pour continuer à diriger la région de Madrid ». 

Philanthropie : le divorce annoncé du couple Gates inquiète

C’est « un divorce qui pourrait changer le monde », estime Die Welt qui rappelle que le couple de milliardaires américains dirige « la plus grande organisation philanthropique de la planète qui a consacré pas moins de 50 milliards de dollars ces 20 dernières années à l’éducation et à la santé dans les pays en développement », le divorce du couple soulève donc des « questions très politiques », écrit le quotidien allemand. Inquiétude partagée par l’ensemble de la presse internationale. « Même s’ils ont assuré qu’ils resteront co-présidents et administrateurs de leur fondation », souligne le Wall Street Journal, « leur divorce pourrait remettre en cause l’avenir de cette organisation ». 

Ce changement « peut avoir des répercutions sur le financement de l’OMS, et de Gavi, l’agence du vaccin et du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme », précise de son côté le quotidien suisse Le Temps qui raconte comment ce divorce bouscule le monde de la « Genève internationale », où siège entre autres l’OMS. Et Le Temps de fustiger « l’irresponsabilité des États » qui depuis longtemps se reposent sur la générosité des philanthropes comme Bill et Melinda Gates. En pleine épidémie de Covid, « la dépendance de l’OMS à un milliardaire révèle une grande fragilité », souligne le quotidien, « il suffit que ce riche contributeur change de stratégie pour que l’Organisation mondiale de la santé soit déstabilisée ».

Ouïghours : la Nouvelle-Zélande renonce à qualifier de « génocide » les abus de la Chine

Le Parti travailliste qui détient la majorité au Parlement néo-zélandais a finalement « fait retirer le terme de génocide » du débat parlementaire et se voit désormais accusé « d’avoir adouci ses critiques contre la Chine dans le traitement de la minorité ouïghour », explique le New Zealand Herald et ce -tout simplement par crainte des « risques de représailles commerciales ». Un choix assumé par le gouvernement néo-zélandais alors que « 30 % des exportations du pays vont vers la Chine », faisant de Pékin le plus gros partenaire commercial, souligne encore le quotidien d’Auckland.

Le voisin australien « offre une vision de ce à quoi pourrait ressembler un effondrement de cette relation commerciale », note de son côté le Guardian qui souligne que la brouille diplomatique entre Canberra et Pékin -et les sanctions commerciales qui ont suivies -, « ont déjà coûté à l’Australie près de 47 milliards de dollars australiens », soit environ 30 milliards d’euros.

Un candidat au poste de gouverneur de Californie fait campagne avec un ours

C’est la riche idée de l’homme d’affaires républicain John Cox qui a accueilli hier ses électeurs accompagnés d’un ours énorme de 500 kilos et de plus de 2 mètres de haut.

Clin d’œil à l’ours du drapeau californien, mais également à son adversaire Gavin Newsom l’actuel gouverneur de Californie qu’il qualifie de « beauté », alors que lui John Cox entend incarner « la bête », explique le Guardian qui rapporte cette histoire, et précise que l’ours n’a pas « du tout semblé intéressé par la politique, qu’il s’est rapidement affalé sur le sol et qu’il n’a apporté aucun soutien au candidat, si sauf l’on considère que le fait de ne pas manger le candidat compte comme étant un soutien », ironise le Guardian.

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