Revue de presse internationale

À la Une: les États-Unis s’engagent pour la levée de brevets sur les vaccins anti-Covid

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Après s’y être opposés, les États-Unis ont désormais décidé de peser de tout leur poids pour l’accès aux vaccins en favorisant la levée des brevets.
Après s’y être opposés, les États-Unis ont désormais décidé de peser de tout leur poids pour l’accès aux vaccins en favorisant la levée des brevets. © REUTERS/Dado Ruvic

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Un soutien « surprise » qui fait la Une de l’ensemble de la presse américaine. Le New York Times salue ainsi « une annonce révolutionnaire », et rappelle qu’après s’y être opposés, les États-Unis ont désormais décidé de peser de tout leur poids pour l’accès aux vaccins « alors que la pandémie fait rage en Inde et en Amérique du Sud ». « Des mesures extraordinaires », souligne de son côté le Washington Post qui pourraient « permettre à des dizaines de pays en développement de produire rapidement leurs propres vaccins génériques, au lieu d’attendre pendant des mois ou des années avant d’obtenir des doses suffisantes ».

Toute la presse note néanmoins que les négociations internationales « prendront du temps et ne sont pas sûres d’aboutir ». « Le soutien des États-Unis à cette levée temporaire des brevets ne signifie pas qu’elle sera approuvée par l’OMC », note le Wall Street Journal qui pointe qu’au sein de cette organisation « l’Union européenne, Le Royaume-Uni, le Japon, et le Brésil se sont opposés à une telle proposition ».

Et puis autre obstacle de taille : l’opposition de l’industrie pharmaceutique « qui a déjà réagi avec colère », souligne le New York Times « et met en garde contre les effets dévastateurs d’une telle mesure ». « Elle pourrait se retourner contre le gouvernement, en déclenchant une nouvelle concurrence entre fabricants pour des ingrédients limités, ce qui va ralentir la production, voire booster la contrefaçon de vaccins », prévient un représentant de l’industrie pharmaceutique américaine dans le Washington Post

L’indépendance de l’Écosse, enjeu crucial des élections locales britanniques

Le scrutin intéresse particulièrement le New York Times qui estime d’ores et déjà que « Nicola Sturgeon la dirigeante  le Parti national écossais, qui milite pour l’indépendance de l’Écosse est en passe de remporter les élections ». « Les sondages sont très mitigés », tempère de son côté le Guardian qui souligne que « le camp indépendantiste actuellement au pouvoir en Écosse a été marqué par les divisions et que l’incertitude plane encore sur la majorité que Nicola Sturgeon pourra décrocher ».

Le quotidien britannique note néanmoins que si « le SNP remporte une majorité claire, il sera mandaté pour demander un nouveau référendum sur l’Indépendance », malgré le refus de Londres. L’enjeu de cette élection est donc « crucial pour l’avenir de l’Écosse et du Royaume-Uni tout entier », note de son côté Le Temps, le journal suisse qui ironise sur le SNP qui « peut chaleureusement remercier Boris Johnson, qui avec son éducation privée à la très huppée école d’Eton, son point de vue égocentré anglais et ses airs excentriques, sert de repoussoir aux électeurs écossais ».

Israël : Lapid chargé de former un nouveau gouvernement après l’échec de Netanyahu

« Cela laisse peut-être présager la fin de l’ère Netanyahu après 15 ans de pouvoir », estime le Wall Street Journal qui souligne néanmoins à l’instar de la presse israélienne que « l’issue reste incertaine, alors que Yaïr Lapid aura la difficile tâche de former un gouvernement à partir d’un groupe de rivaux issus de tout l’éventail politique israélien ». Une course contre la montre, souligne de son côté le Jerusalem Post « Lapid dispose de 28 jours, jusqu’au 2 juin pour former un gouvernement ».

À défaut la crise politique débouchera sur une nouvelle élection « la 5e en 2 ans ». Et on peut compter sur les efforts de Netanyahu pour « torpiller les négociations en cours », souligne de son côté le Haaretz qui prévient « qu’on peut s’attendre  à voir l’ex-PM en mode “perturbation totale”, prêt à tout promettre, du pont de Brooklyn à une villa sur Mars à quiconque quittera le gouvernement Lapid ».

Où vont donc tomber les gros débris de la fusée chinoise Long March 5 ?

« Une fusée chinoise hors de contrôle », expliquent le Guardian et le Times of India « dont les énormes débris devraient bientôt retomber sur terre à un point d’atterrissage inconnu ». Le Pentagone a également exprimé son inquiétude et les télés américaines CNN, CBS craignent que « ces débris n’atterrissent sur une zone habitée » dans les jours à venir.

« Ce n’est pas bon », estime un astrophysicien britannique dans le Guardian qui fait remarquer « que la dernière fois que la Chine a lancé une fusée Longue Marche, des débris ont endommagé plusieurs bâtiments en Côte d’Ivoire, sans faire de blessés heureusement ». « Médisance occidentale », réagit de son côté le quotidien nationaliste chinois le Global Times qui assure « que les gros débris brûleront lors de leur entrée dans l’atmosphère », et qu’il n’y a donc aucun danger, et le quotidien de dénoncer de la « jalousie face au programme spatial chinois ».

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