Revue de presse internationale

À la Une: la suite de la tournée diplomatique de Joe Biden en Europe

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président américain Joe Biden et le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles, le 15 juin 2021.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président américain Joe Biden et le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles, le 15 juin 2021. REUTERS - YVES HERMAN

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Et le sommet de l’Otan hier à Bruxelles. La presse mondiale note comment la Russie, dont le président Vladimir Poutine va rencontrer Joe Biden demain à Genève, se retrouve en tête des préoccupations de l’alliance atlantique. Mais ce que retiennent surtout les journaux, c’est la manière dont la Chine remonte dans la liste de ce que les membres de l’Otan voient comme un problème.

Même si le secrétaire général de l’organisation Jens Stoltenberg précise que le pays n’est pas qualifié d’ennemi ou d’adversaire, le communiqué final parle bien de défi systémique et des questions de sécurité posées par le développement militaire de la Chine. Le Washington Post y voit un succès de Joe Biden alors que certains membres européens de l’Otan, notamment ceux qui entretiennent des liens économiques avec Pékin comme la France ou l’Allemagne semblaient plus prudents à ce sujet. 

Cela ne manque pas de faire réagir en Chine

Le Global Times, journal officiel du Parti communiste chinois reprend la réaction de la mission chinoise auprès de l’union européenne qui note que le budget militaire chinois ne représente que 1,3% du PIB, soit bien moins que ce qui se pratique dans les pays de l’Otan et que la Chine possède presque vingt fois moins de têtes nucléaires que l’alliance atlantique. Et de nier que la Chine pose un défi systémique tout en indiquant que le pays ne restera pas assis sans rien faire si un défi de cette nature lui était posé. 

Le China Daily, journal qui appartient à l’État, mais sans en être l’organe de communication officiel explique dans ses pages opinions qu’en imposant à la Chine le rôle d’ennemi imaginaire l’Otan va à l’encontre des intérêts du monde, y compris ceux de ses propres membres. 

La tournée de Joe Biden se poursuit aujourd’hui, toujours à Bruxelles, par une rencontre avec les dirigeants européens

Ursula von der Leyen, la présidente de la commission, et Charles Michel, président du Conseil, vont pouvoir discuter des sujets en cours avec un président américain qui arrive avec les idées de Trump dans ses bagages peut-on lire dans Die Welt. Le quotidien allemand dresse la liste des sujets de discussion. Et ils sont nombreux. Il y a la défense et la Chine dont on a déjà largement parlé. Mais il y a aussi le commerce. Les conflits dans ce domaine persistent, notamment dans les secteurs aéronautiques et automobiles et rien ne dit que des solutions rapides sont possibles. Il y a aussi le partage des doses de vaccins et la levée des brevets qui divisent les États-Unis et l’Europe. 

Et puis il y a aussi la réouverture des frontières et la liberté de circuler alors que la pandémie semble en recul dans les pays occidentaux. Les Américains vaccinés sont de nouveau autorisés à venir en Europe, mais la réciproque n’est toujours pas vraie, et les signaux en provenance de Washington ne laissent pas espérer un changement à court terme écrit le journal d’outre-Rhin. 

La presse britannique, elle, revient largement sur la décision de Boris Johnson de différer de quatre semaines la levée des dernières restrictions liées à la pandémie

C’était attendu, mais évidemment ça ne fait pas plaisir. « Serons-nous un jour enfin libres ? » se demande en Une le tabloïd The Sun, journal le plus vendu de Grande-Bretagne et propriété du magnat Rupert Murdoch. Le Times, qui appartient au même patron ainsi que le Guardian et l’Independent, donnent l’explication de cette décision du Premier ministre : la part croissante du variant delta (anciennement appelé variant indien) dans des contaminations qui remontent alors que la vaccination est l’une des plus avancées.

Il s’agit de se donner le temps de poursuivre et de multiplier les injections. Boris Johnson explique que des milliers de vies pourraient être sauvées. La liberté, la vraie, en Grande-Bretagne, ce ne sera donc pas avant le 19 juillet. À moins que non, s’alarme en Une le Daily Telegraph, quotidien conservateur qui s’inquiète du refus de Boris Johnson de garantir qu’il n’y aura pas d’autre report. 

Enfin un débat sur les impôts des milliardaires

Cela vous étonnera ou pas, mais c’est dans la presse suisse. Après les révélations des derniers jours sur le très faible montant payés par les 25 américains les plus riches. Le quotidien Le Temps se demande si l’on doit divulguer le montant des impôts des milliardaires et invitent deux de ses journalistes à croiser le fer à ce sujet. Entre décisions salutaires pour la démocratie et fausse idée de la justice fiscale, vous pouvez découvrir leurs arguments sur le site du journal. 

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