Revue de presse internationale

À la Une: la Chine sonne le glas de la liberté de la presse à Hong Kong

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Des employés d'Apple Daily travaillent sur la dernière édition du journal, le matin du 24 juin 2021 à Hong Kong.
Des employés d'Apple Daily travaillent sur la dernière édition du journal, le matin du 24 juin 2021 à Hong Kong. Anthony WALLACE AFP

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La presse internationale est unanime pour partager cette même inquiétude de « la fin de l'ère de la liberté de la presse à Hong Kong », comme le titre en Une le Wall Street Journal après la fermeture brutale du tabloïd hongkongais Apple Daily, réduit au silence après 26 ans d'existence en vertu de la nouvelle et « draconienne loi de sécurité nationale imposée par Pékin », souligne le New York Times. « Le quotidien et son fondateur militant Jimmy Lai étaient devenus les symboles du mouvement pro-démocratique », « véritables bêtes noires du régime chinois », explique de son côté le Guardian « le gel des actifs du journal et de ses comptes la semaine dernière lui a donc porté un coup fatal ».

C'est « le coup le plus grave jamais porté à liberté de la presse à Hong Kong », souligne encore le quotidien britannique qui estime que cela « constitue également un avertissement pour les médias étrangers présents dans la région ». « Chaque journaliste a désormais un pistolet  métaphorique pointé sur sa tête », estime l'un des dirigeants de l'école de journalisme de l'Université de Hong Kong. « Et la purge ne fait que commencer », redoute de son côté The Australian dont le correspondant en Asie liste les probables prochaines victimes de la loi de sécurité nationale, notamment « le journal indépendant Stand News et le site web anglophone Hong Kong Free Press », jugés pas assez « patriotiques » par Pékin.

UE : la France et l'Allemagne proposent de relancer les relations avec la Russie

Le sujet sera à l'ordre du jour des discussions ce soir lors du sommet des 27 à Bruxelles. « Paris et Berlin souhaitent une réinitialisation des relations avec Moscou », titre en Une le Financial Times, qui explique que depuis l'annexion de la Crimée et le début du conflit en Ukraine en 2014, « les relations entre l'UE et la Russie n'ont cessé de se détériorer ».

« La goutte d'eau a été l'affaire Navalny qui a fait déborder le vase », ajoute le quotidien espagnol El Pais. Cette reprise du dialogue pourrait passer « par une invitation du président Poutine à un sommet européen », précise  le Financial Times. Au grand dam de la Pologne et des pays baltes, note toutefois El Pais, « bien décidés à résister à ce dégel des relations avec Moscou », d'autant plus « après l'incident intervenu hier entre la Russie et le Royaume-Uni en mer Noire ».

« Accrochage naval », entre la marine russe et un navire britannique

Entre la presse britannique et la presse russe deux versions s'affrontent sur ce qu'il s'est passé hier au large de la Crimée. « Le Royaume-Uni nie que la Russie ait tiré des coups de semonce sur un navire de la Royal Navy en mer Noire »,  explique le Guardian qui souligne néanmoins que les journalistes de la BBC et du Daily Mail qui se trouvaient à bord du destroyer HMS Defender ont toutefois entendus des tirs et visualisé l'approche de « 2eux navires russes et d'une vingtaine d'avions ».

« La Russie et la Grande-Bretagne jouent à la bataille navale », s'amuse de son côté le quotidien russe Kommersant qui explique que des « tirs de sommation ont bien été tirés » pour chasser le navire britannique « entré dans les eaux territoriales russes ». « Les Britanniques ont délibérément causé cet incident pour améliorer leur position aux yeux de l'Ukraine, deux jours après avoir signé un accord sur la construction de navire de guerre avec Kiev », explique un politologue dans Kommersant.

« Moscou répond simplement aux exercices de l'Otan en mer Noire, analyse de son côté The Australianavec ce petit coup de théâtre pour montrer à son opinion publique que la Russie a réussi à repousser les envahisseurs occidentaux », mais sans pour autant « prendre le risque d'un véritable affrontement ».

La détresse de Britney Spears qui réclame la fin de sa curatelle

L'info est reprise partout dans le monde. « Je veux juste retrouver ma vie », titre le New York Times qui reprend les mots de la chanteuse « déprimée, traumatisée », souligne de son côté le Washington Post, Britney Spears 39 ans qui a donc demandé hier à la justice californienne « de mettre fin à sa mise sous tutelle ». Treize ans de tutelle paternelle suite à de sérieux troubles psychologiques « qui la prive aujourd'hui d'une grande part de son autonomie », rapporte la presse, lui interdisant notamment « de se marier ou d'avoir un troisième enfant ». « La lutte entre l'une des plus grandes pop stars du monde et son père a donné naissance au mouvement #FreeBritney », note encore le New York Times, « des milliers de fans et de soutiens qui de par le monde qui réclame la fin de sa curatelle ».

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