Revue de presse internationale

À la Une: Biden sous pression, alors que Cuba s’impose à nouveau à l'agenda des États-Unis

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 Joe Biden s'exprime depuis la Maison Blanche le 24 juin 2021.
Joe Biden s'exprime depuis la Maison Blanche le 24 juin 2021. Jim WATSON AFP

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« Biden est sur la corde raide », face au dossier cubain, estime le Washington Post qui explique que les manifestations historiques à Cuba forcent le président américain à s'emparer d'un dossier qui n'était pas « une priorité », mais qui s'impose donc à nouveau alors que la Maison Blanche doit maintenant faire face à ce qui pourrait être « un soulèvement historique à Cuba ». Après avoir lancé des « avertissements audacieux à la Russie et à la Chine en matière de droits de l'homme », souligne de son côté le New York Times, voici maintenant le « président Biden face aux défis de la démocratie dans le proche voisinage de l'Amérique ».

Après avoir soutenu avec ferveur « l'appel vibrant à la liberté » du peuple cubain, la question est de savoir ce qu'il peut faire ensuite, note le Washington Post qui met en avant qu'il n'a rien dit des « sanctions américaines », et d'un possible changement de politique envers Cuba. La perspective d'un « allègement rapide des sanctions », ne semble pourtant toujours à l'ordre du jour, souligne encore le Post alors que l'opposition républicaine appelle à « renforcer les sanctions contre les dirigeants cubains qui répriment les manifestations », et les démocrates qui eux demandent « instamment la révocation des sanctions les plus cruelles de l'ère Trump ». Pour l'heure Biden « s'en tient à un statu quo digne de la guerre froide », déplore le quotidien américain « en laissant en place un embargo qui asphyxie Cuba, tout en donnant au régime cubain une excuse extérieure aux difficultés du pays ».

Le retrait américain d'Afghanistan touche à sa fin

Un retrait qui s'illustre par une même photo à la Une de la presse américaine, celle de la cérémonie de départ hier à Kaboul du général Austin Scott Miller, le chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan qui a donc hier passé la main. « Un adieu symbolique », titre le New York Times alors que le retrait américain est presque achevé après 20 ans de guerre. Seuls resteront à Kaboul les employés et les diplomates de l'ambassade américaine, souligne le quotidien américain. 

« Malgré l'avancée des talibans et la crainte qu'ils s'emparent de la capitale et s'attaquent à l'ambassade américaine », l'administration Biden est déterminée à maintenir une présence diplomatique en Afghanistan, souligne le New York Times qui précise que « les 4 000 employés dont 1 400 diplomates resteront donc à Kaboul ainsi que 650 soldats pour assurer leur sécurité ».

Après un mois de confinement dû au Covid, l'ambassade a ainsi recommencé la semaine passée à « traiter les visas d'immigration pour les interprètes afghans qui pourraient être en danger après avoir travaillé avec les Américains », note encore le quotidien new-yorkais.

Les incendies ravagent l’Ouest américain confronté à une vague de chaleur extrême

Des milliers d'hectares de forêt sont déjà partis en fumée, alors que « la saison des incendies ne fait que commencer », souligne le Los Angeles Times qui relaie les appels des autorités californiennes « à rationner la consommation d'eau et d'électricité ». 

Dans la (bien nommée) Vallée de la mort en Californie, la « température a atteint hier 54,4 degrés, sans doute la température la plus élevée jamais enregistrée sur terre », note de son côté le correspondant du Guardian qui explique que les populations attendent avec impatience « l'arrivée cette semaine des pluies de mousson qui pourraient apporter un certain soulagement », même si elles pourraient être suivies de « tempêtes de poussières ». 

Une véritable fournaise, due au réchauffement climatique explique de son côté le correspondant du Times qui pousse d'ailleurs les agriculteurs californiens à arracher « leurs amandiers en parfaite santé ». La sécheresse ne leur laisse aucune chance, « alors que chaque amande nécessite 12 litres d'eau pour être produite », souligne encore le Times. La Californie premier producteur mondial d'amandes, c'est sans doute bientôt fini.

200 ans après sa mort le retour de la dépouille d’un général napoléonien crée la polémique

« Les ossements d'un général tombé au combat en 1812 déclenchent une nouvelle guerre napoléonienne », ironise le Times qui raconte comment le général Etienne Gudin de la Sablonnière est mort de la gangrène après avoir été touché « par un boulet de canon alors que l'armée napoléonienne marchait sur Smolensk ».

Deux cents ans plus tard, sa dépouille est rendu à la France ce mardi, et le général se « retrouve à nouveau au beau milieu d'une bataille », « politique cette fois », note le quotidien britannique qui souligne que l'Élysée ne veut pas lui accorder de commémoration nationale comme le demandent ses descendants. Sans doute « en raison de la dégradation des relations franco-russes », fait valoir le quotidien. « Des relations qui ont rarement été harmonieuses comme pourrait en témoigner le général Gudin », explique encore le Times.

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